Les chefs d’Etat africains promeuvent le libre-échange commercial
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Les chefs d’Etat africains promeuvent le libre-échange commercial


De l’envoyé spécial de l’APS : Thierno Birahim Fall


Kigali (Rwanda), 21 mars (APS) - L’accord-cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a été signé, ce mercredi, par des chefs d’Etat et de gouvernements du continent lors d’un sommet extraordinaire tenu à Kigali, au Rwanda, a constaté l’envoyé spécial de l’APS. 

"Il s’agit d’un engagement politique non contraignant, d’une expression de la volonté des Etats de mettre en œuvre ce projet de l’Agenda 2063 de l’UA, en discussion depuis 2012", selon un diplomate interrogé par l’APS. 

La ZLECA vise à intégrer les 55 pays membres de l’UA à une zone de libre-échange commerciale.


L’initiative de la ZLECA avait été prise par le 18ème Sommet de l’Union Africaine en janvier 2012, en vue d’intensifier les échanges intra-africains et de parvenir à une Communauté économique africaine à l’horizon 2028.


Lors de ce sommet dont l’unique ordre du jour était axé sur la signature de ce projet, les chefs d’Etat ont convenu d’une déclaration dite de Kigali et des protocoles sur la création de la Zone de libre-échange et sur la libre circulation des personnes et des biens.

Il s’agit d’aller vers la suppression des barrières et d’arriver à une union douanière.

Le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, nommé président-champion par ses pairs, et son homologue rwandais Paul Kagamé, président en exercice de l’UA, ont tous deux appelé à la ratification du projet avant fin 2018.



Macky Sall qui a ratifié les textes a pris l’engagement de "faire des efforts au niveau national pour accélérer le processus de mise en oeuvre".

Mahamadou Issoufou a lui rassuré les partenaires extérieurs notamment chinois, en relevant : "Nous allons partager avec eux les prévisions de croissance africaines".

Le chef de l’Etat nigérien a aussi appelé les populations africaines à "s’approprier ce projet".

Son homologue Rwandais a, pour sa part, appelé à une "offensive de charme" pour faire adhérer au projet les pays encore réticents avant de promettre une participation active du secteur privé.

Le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat a de son côté souligné la nécessité d’avoir un objectif d’industrialisation car dit-il "l’Afrique ne doit pas continuer à consommer des produits finis".

 


TBF/PON/BK