Diffa : 200 mille déplacés à la date du 31 mars
APS
NIGER-TERRORISME-REPERCUSSIONS

Diffa : 200 mille déplacés à la date du 31 mars


+++Envoyée spéciale : Mansoura Fall+++

Niamey, 4 août (APS) - La ministre nigérienne de la Communication, Amina Moumouni, a révélé jeudi qu’à la date du 31 mars dernier, 200 mille déplacés tentant d’échapper aux actions du groupes Boko Haram avaient été recensés dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger.


‘’(…) A la date du 31 mars dernier, il y a eu plus de 200 mille déplacés dans la région de Diffa, du fait des actions criminelles de la secte terroriste Boko Haram’’, a-t-elle dit, en présidant un atelier régional technique de sensibilisation de deux jours sur les migrations. Cette rencontre est organisée à Niamey à l’intention de professionnels de la communication du Niger, du Sénégal et du Nigeria.

‘’Notre pays est un carrefour de migrations complexes, le Niger étant à la fois un pays de départ, de transit d’accueil et de retour pour les migrants. Ainsi, selon des statistiques connues en avril dernier, plusieurs centaines de milliers de personne originaires d’une dizaine de pays sont partis du Niger en direction du Magreb et de l’Europe’’, a-t-elle précisé.

Selon elle, des milliers de Nigeriens quittent chaque année le territoire national dans le cadre d’une migration économique, essentiellement vers l’Afrique du Nord.

Pour Mme Moumouni, ‘’de par sa position géographique au cœur du Sahara et en raison de sa stabilité dans un environnement sécuritaire dégradé, le Niger est au centre des grand mouvements migratoires et il apparaît aussi comme un carrefour et une zone de transit dans un système complexe’’.

"Face à ce défi majeur et en vue de la prise en compte de l’ensemble des questions liées aux flux migratoires dans nos pays, un programme de gestion du phénomène ainsi qu’une stratégie en vue de mieux les prévenir a été élaboré par le gouvernement nigerien", a-t-elle signalé.

‘’Ainsi, le programme préconise notamment de renforcer les actions de sensibilisation contre la migration clandestine et de développer des activités productives adaptées au contexte des zones en proie à la migration’’, a-t-elle expliqué.

Au plan régional et international, le programme prône le renforcement des mécanismes inter-Etat, pour fixer les règles et standards à appliquer, et le partage des rôles et des responsabilités.

MF/ASG