Les acteurs de la société civile doivent rester des militans du développement (Amacodou Diouf)
APS
SENEGAL-SOCIETE

Les acteurs de la société civile doivent rester des militans du développement (Amacodou Diouf)

Fatick, 19 août (APS) - Le président du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), Amacodou Diouf, a souligné la nécessité pour les acteurs de la société civile de se situer en marge des turbulences politiques tout en restant des militants du développement.
 
’’Nous ne sommes pas des partisans de partis politiques, nous sommes des partisans du développement tout cour. Nous ne sommes pas impliqués dans les turbulences des partis politiques’’, a dit M. Diouf en marge d’un atelier d’information et de sensibilisation sur le processus d’organisation des assises nationales de la société civile.
 
’’Les assises de la société civile du Sénégal vont permettre de réfléchir sur les rapports entre ses membres et les acteurs du monde politique. Il nous faut une définition claire de l’identité de la société’’, a-t-il expliqué.
 
’Si on ne parvient pas à définir une identité propre d’une orporation les portes sont ouvertes au dérapage, à l’incompréhension et à une certaine mobilité pouvant pénaliser un acteur’’, a analysé le président du CONGAD.
 
Cela justifie, selon lui, l’organisation pour la première fois au Sénégal ces assises nationales de la société civile.
 
‘’Il s’agira à travers ces assises de régler un élément essentiel qui est la définition de l’identité société civile, le champ d’exercice de la société civile, de définir les passerelles de collaboration possibles entre le politique et le non politique’’, a-t-il fait savoir.
 
’’Il s’agira aussi d’initier une réflexion qui va promouvoir un dialogue permettant, suivant une base participative et inclusive, mettre en place un dispositif de concertation et de partenariat avec les autres acteurs du développement social d’autres pays’’, a-t-il souligné.
 
’’Les participants vont également travailler sur un projet de partenariat entre les organisations de la société civile et l’Etat du Sénégal à travers ses démembrements, nouer un partenariat avec les acteurs du secteur privé national, et les partenaires techniques et financiers’’, a-t-il encore précisé.
 
Il a rappelé que l’objectif majeur assigné porte sur une redéfinition d’une identité de la société civile et de ses acteurs pour pouvoir travailler dans des programmes qui permettent le développement de notre corporation.
 
M. Diouf par ailleurs rappelé que les assises nationales de la société civile sont ’’tout à fait différentes des assises nationales’’ organisées en 2008 au Sénégal.
 
’’C’était la question du pouvoir, et sa gestion qui se débattait lors des assises nationales, chez nous, l’enjeu c’est le développement tout court’’, a-t-il expliqué.

Initiées par le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD) en partenariat avec d’autres organisations de la société civile, ces assises se déroulent en deux phases durant plusieurs mois.
 
La première phase comprendra des ateliers d’information, de sensibilisation et de mobilisation dans toutes les régions et la deuxième phase sera marquée par d’installation des organes des assises.
 
L’atelier national de clôture et de restitution du rapport national se tiendra à Dakar, selon les initiateurs. 
 

AB/AKS