Covid-19 : les insuffisants rénaux invités à aller se faire vacciner
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SENEGAL-SANTE

Covid-19 : les insuffisants rénaux invités à aller se faire vacciner

Dakar, 20 août (APS) – Le médecin-chef du service néphrologie de l’hôpital Aristide le Dantec, El Hadj Fary Kâ, a exhorté vendredi, les personnes souffrant d’une insuffisance rénale, à aller se faire vacciner contre la Covid-19, assurant n’avoir noté aucun effet secondaire sur les patients déjà vaccinés.
 
"Et compte tenu du risque de développement de formes graves, je les exhorte à aller non seulement se faire vacciner, mais à songer à prendre une troisième dose, étant donné qu’ils ont une réponse vaccinale moindre en raison notamment de leur immunodéficience", a-t-il déclaré lors du point quotidien sur l’évolution de la pandémie au Sénégal.
 
"Sur les 347 vaccinés répertoriés par nos services, nous n’avons noté chez eux, aucun effet secondaire. Pour dire tout simplement que le vaccin est très bien toléré par les insuffisants rénaux", a-t-il ajouté lors du point quotidien sur la pandémie de Covid-19 au Sénégal.
 
Selon lui, "la pandémie a une lourde mortalité chez les porteurs de maladies rénales chroniques" en raison d’une "baisse importante de leur immunité, liée à la maladie, elle-même" et "aux conséquences du traitement destiné à la combattre, connu comme étant très immunosuppresseur".
 
Il a par ailleurs fait savoir que dès le début de la pandémie, le service néphrologie de l’Hôpital Aristide le Dantec, a très tôt déployé une unité spéciale pour une meilleure prise en charge des insuffisants rénaux atteints du Covid dont le traitement par rapport aux autres patients, nécessite la mise en place d’un dispositif particulier.
 
"Depuis lors, 417 malades hémodialysés y sont pris en charge régulièrement par nos services.Nous avons enregistré parmi eux 90 patients testés positifs à la covid-19 dont 21 sont malheureusement décédés", a-t-il indiqué.
 
"Il est donc très important au vu de toutes ces données que ces patients respectent les mesures de prévention telles que édictées", a conseillé le professeur El Hadj Fary Kâ.
 
Il a recommandé aux autres malades non encore en dialyse et les transplantés à "continuer le traitement" en évitant l’’"automédication" et surtout à "signaler très tôt, tout nouveau symptôme, pour éviter les conséquences fâcheuses de cette maladie très agressive sur les personnes vulnérables porteuses de tares comme l’insuffisance rénale".


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