L’objectif d’éradiquer l’apatridie d’ici à 2024 réaffirmé par le ministère de la Justice
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SENEGAL-SOCIETE

L’objectif d’éradiquer l’apatridie d’ici à 2024 réaffirmé par le ministère de la Justice

Saly-Portudal (Mbour), 25 mai (APS) - Le Sénégal travaille à éradiquer l’apatridie d’ici à 2024, en conformité avec les objectifs arrêtés dans ce sens au niveau international, a réaffirmé mardi la secrétaire générale du ministère de la Justice, Aïcha Gassama Tall.

Le Sénégal, en coordination avec le Haut-commissariat des réfugiés (HCR), travaille à élaborer un Plan d’actions national "pour l’éradication de l’apatridie à l’horizon 2024", a-t-elle expliqué. 
 
"Ce travail fait suite à la tenue du segment mondial de haut niveau qui a eu lieu en octobre 2020, segment auquel le garde des Sceaux a activement participé’’, a ajouté Aïcha Gassama Tall au cours d’un atelier d’élaboration dudit plan, ouvert le même jour à Mbour. 
 
Elle est revenue sur la définition de l’apatridie, situation d’une personne "dépourvue de nationalité ; l’apatride, c’est la personne dont aucun Etat ne reconnait le statut de ressortissant. C’est une situation très dramatique’’, a ajouté la secrétaire générale du ministère de la Justice. 
 
’’Notre objectif, c’est de parvenir à ce qu’il n’y ait plus d’apatrides d’ici 2024" au Sénégal, a insisté Aïcha Gassama Tall, selon qui le pays s’est engagé depuis longtemps dans cette dynamique. 
 
Elle a évoqué les dispositions de la "la loi n°31-10 du 7 mars 1961 déterminant la nationalité sénégalaise’’, une combinaison des "critères sur le droit du sol et le droit du sang’’ qui a "permis à beaucoup d’Africains qui étaient présents sur le sol sénégalais d’acquérir la nationalité sénégalaise".
 
Le Sénégal a de même ratifié la Convention de 1954 sur le statut des apatrides mais aussi celle de 1961 portant éradication de l’apatridie, a rappelé la SG du ministère de la Justice. 
 
Mme Tall a donné des assurances concernant la situation de "plusieurs milliers de personnes qui étaient d’abord au nord du pays et qui se sont, par la suite, dispersées sur tout le territoire national. 
 
"Parmi eux, il y a des enfants de réfugiés qui sont nés au Sénégal et qui se considèrent comme Sénégalais’’, a-t-elle relevé, ajoutant que dans leur cas, le processus de naturalisation est bien engagé et se poursuit. 
 
La SG du ministère de la Justice estime qu’il est "tout à fait normal" que la nationalité sénégalaise soit accordée à ces personnes, les critères pour leur octroyer la nationalité ayant été "beaucoup assouplis’’.
 
ADE/BK