Isidore Mvouba condamne la vente de migrants africains en Lybie
APS
SENEGAL-CONGO-ASSEMBLEE

Isidore Mvouba condamne la vente de migrants africains en Lybie

Dakar, 24 nov (APS) - La vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne est ‘’un crime contre l’humanité’’, a jugé, vendredi à Dakar, le président de l’Assemblée nationale du Congo, Isidore Mvouba.

En visite dans la capitale sénégalaise, M. Mvouba, qui s’exprimait au sortir d’un entretien avec son holomogue sénégalais Moustapha Niasse, a invité les Etats africains à ‘’créer les conditions de développement économique pour retenir les jeunes.
 
‘’Nous avons tout naturellement condamné ce qui se passe en Libye. Il s’agit d’un crime contre l’humanité, mais nous sommes allés au fond des choses pour savoir le pourquoi et le comment de ce qui se passe’’, a dit le député de 68 ans.
 
L’ancien ministre d’Etat, ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé du Congo, estime que "nous devons créer les conditions de la rétention des jeunes par le développement économique’’.
 
Membre du Parti du travail, il a aussi souligné que ‘’l’Occident doit avoir, à l’égard’’ des Africains, ‘’du fait des relations de qualité qui existent entre le Nord et la périphérie, un devoir de solidarité pour améliorer les termes des échanges et surtout la coopération, avec l’aide au développement qu’il doit apporter aux pays africains’’.
 
De son côté, Moustapha Niasse a soutenu que ‘’l’émigration est un phénomène qui est très préjudiciable aux économies et aux peuples africains’’.
 
‘’Nous avons proposé des solutions. Les assemblées ne dirigent pas les pays, ce sont les gouvernements, mais elles réfléchissent et votent des lois qui leur permettent de conduire et de mener des politiques publiques’’, a-t-il dit.
 
Il a assuré qu’il travaillera avec son homologue à apporter des solutions à ce problème.
 
Des journalistes de la chaîne américaine CNN ont diffusé récemment un reportage, en caméra cachée, sur une vente aux enchères d’êtres humains, en Libye, non loin de la capitale, Tripoli. 
 
Ce commerce a suscité une vague d’indignation chez notamment les intellectuels, les hommes politiques et les dirigeants partout dans le monde.
 
En avril déjà, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indiquait que la traite d’êtres humains était devenue "une pratique de plus en plus fréquente" chez les passeurs de migrants.
 
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, qui s’est prononcé sur la question, a promis que le Sénégal s’emploiera à faire traduire en justice les auteurs de la vente de migrants originaires d’Afrique subsaharienne sur le territoire libyen.

SK/PON/ASG