Le PDIDAS, un projet dédié pour l’essentiel aux investisseurs nationaux (coordonnatrice)
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SENEGAL-AGRICULTURE

Le PDIDAS, un projet dédié pour l’essentiel aux investisseurs nationaux (coordonnatrice)

De l’envoyé spécial de l’APS : Amadou Samba Gaye
 
Paris, 1er mars (APS) - Le projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness au Sénégal (PDIDAS) cible pour l’essentiel les investisseurs sénégalais, a précisé, jeudi, à Paris, sa coordonnatrice, Ndèye Coura Mbaye Diop.
 
D’un coût de 43 milliards de francs CFA, le PDIDAS a été mis en place par l’Etat sénégalais sur financement de la Banque mondiale et du Fonds mondial pour l’environnement (FEM). 
 
Il vise à "favoriser le investissements privés dans les chaînes de valeur horticole à fort potentiel de valeur ajoutée, de compétitivité, de création d’emplois et de stimulation des exportations agricoles". 
 
Pour Ndèye Coura Mbaye Diop qui s’exprimait lors de la journée dédiée au PDIDAS à l’occasion du Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris, ce projet qui doit générer 100.000 tonnes de produits horticoles et 9500 emplois, n’est pas dédié exclusivement aux investisseurs étrangers, comme on a tendance parfois à le penser. Il cible plutôt les nationaux, a-t-elle rectifié.
 
Elle a par ailleurs assuré que le PDIDAS a commencé ses activités depuis longtemps.
 
Durant son intervention, Ndèye Coura Diop a aussi mis en exergue la démarche originale de ce programme qui met l’accent sur la sécurisation foncière, à travers une implication des communautés. Cela se justifie par le caractère complexe et difficile de la question foncière au Sénégal, a-t-elle justifié.
 
Pour éviter d’éventuels problèmes, le PDIDAS accompagne les populations dans l’identification des terres. Le programme qui s’est vu attribuer 19 364 hectares dédiés aux investisseurs nationaux et internationaux, a pris le soin d’éviter d’empiéter sur le parcours du bétail, ou autre terrain objet de litige entre deux communes, de manière à avoir "une offre foncière nette".
 
Ainsi, les 41 villages concernés ont signé "un acte d’acquiescement", sorte de validation sociale nécessaire pour la légitimité des attributions de terrains.
 
Le PDIDAS implique aussi les communes dont font partie les villages pour avoir les délibérations et enfin, les sous- préfectures pour approbation. Un accord-cadre est alors signé avec l’investisseur intéressé qui doit remplir un cahier de charges, de manière à éviter que le foncier n’échappe aux populations en étant détourné à d’autres usages que ceux préalablement déclarés.
 
Le PDIDAS, qui intervient dans les régions de Saint-Louis et de Louga, cible trois départements pour un total de 9 communes.
 
 

ASG/OID/ASB