Le monopole de l’information et de la communication n’appartient plus aux médias traditionnels (officiel)
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Le monopole de l’information et de la communication n’appartient plus aux médias traditionnels (officiel)

Saly-Portudal (Mbour), 23 mars (APS) – Le directeur de la communication, Ousseynou Dieng, a relevé l’’’urgence et la nécessité’’ de ‘’recentrer’’ le traitement des questions d’utilité publique, estimant que le monopole de l’information et de la communication n’appartient plus aux médias traditionnels.
 
‘’Aujourd’hui, la pandémie de Covid-19 nous a montré la nécessité et l’urgence pour les médias de recentrer le traitement de toutes les questions qui concernent nos populations’’, a dit M. Dieng. 
 
La multiplication des réseaux sociaux et des plateformes a fait en sorte que le monopole n’appartient plus aux médias traditionnels, a-t-il relevé, en présidant mardi une session de formation de deux jours (23-24 mars) sur le fact-checking et la désinformation liés à la Covid-19, à l’intention d’une trentaine de journalistes d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
 
La rencontre est organisée à l’initiative du Bureau régional de l’UNESCO, avec l’appui de l’Union européenne. Elle vise à renforcer la résilience des populations contre la désinformation sur la pandémie de Covid-19 et contribuer à la réalisation du seizième Objectif de développement durable (ODD-16) en favorisant l’accès de la population à l’’’information crédible et fiable’’ sur la COVID 19. Elle entre dans le cadre du projet ‘’#CoronavirusFacts : Addressing the ‘Disinfodemic’ on Covid-19 in conflict-prone environments’’.
 
Au terme de cette formation, il sera mis en place une plateforme sous régionale de fact-checking contre la désinformation en Afrique de l’Ouest.
 
"La question de la mésinformation, c’est-à-dire le fait de mal informer et celle de la désinformation qui est le fait d’informer autrement, préoccupe l’ensemble des organisations’’, a souligné Ousseynou Dieng.
 
‘’Que ce soit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est en premier chef dans le traitement de la pandémie, l’UNESCO qui se bat pour un monde juste, de paix et de stabilité à travers la maîtrise de l’information, mais aussi nos Etats qui ont déployé énormément d’efforts pour arriver à bout de cette pandémie, on se rend compte malheureusement que la question de l’information devient une préoccupation majeure’’, a-t-il dit.
 
Selon lui, il appartient aux acteurs des médias, journalistes et aux autres professionnels de l’information et de la communication de prendre cette question au sérieux et de faire en sorte que les fondamentaux du journalisme soient strictement respectés. Il estime que les réseaux sociaux offrent à la fois des avantages mais aussi beaucoup d’inconvénients.
 
Le conseiller régional pour la communication et l’information pour le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Michel Kenmoe, a salué le travail accompli par les journalistes depuis le début de la pandémie pour faire en sorte que les populations puissent avoir accès à une information ‘’crédible et fiable’’.
 
"C’est pour garantir l’accès des populations à une information crédible et fiable, qui est un droit fondamental, que cette formation a tout son sens. Lorsque le droit à l’information est garanti, il permet à chaque être humain de pouvoir prendre des décisions sur tous les aspects de sa vie’’, a-t-il soutenu.

ADE/ASG/ASB