Les migrants sont une chance pour les pays d’accueil (responsable OIF)
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Les migrants sont une chance pour les pays d’accueil (responsable OIF)

De l’envoyée spéciale de l’APS, Adama Diouf Ly

Tsaghkadzor (Arménie), 9 oct (APS) - Le migrant ne doit pas être considéré comme "un fardeau" mais plutôt une chance pour la société qui l’accueille, a dit Tidiane Dioh, représentant de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), mardi à Tsaghkadzor, en Arménie, à l’ouverture de la 47e session des assises de l’Union de la presse francophone (UPF).

"Le migrant n’est pas un numéro, ni un fardeau mais il travaille de manière structurelle pour la société qui l’accueille", a-t-il dit au premier jour de ces assises portant sur "médias et migrations".
 
"Il faut cesser de croire que la migration est un fardeau c’est (plutôt) une chance", selon Tidiane Dioh, citant les conclusions d’un rapport rendu public à l’occasion de la conférence des ministres précédant le 17ème Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie.
 
Il a affirmé que cette position est celle de l’OIF, soulignant que le rapport en question avait été demandé par la conférence des ministres francophones réunie à Erevan en 2015, qui considérait déjà à l’époque que la question migratoire était "essentielle" et que la Francophonie devait se saisir. 
 
Ainsi, "un rapport circonstancié sur les perspectives a été produit en mettant de côté les fantasmes et les idées reçues sur les migrants", a dit Tidiane Dioh, selon qui la position de la Francophonie rejoint l’esprit des Assises de l’UPF.
 
Cette dernière a choisi d’axer la thématique principale de sa rencontre sur cette question dans le but d’amener les journalistes passeurs de l’information à réfléchir "de manière sereine avec le recul nécessaire aux questions migratoires", a indiqué Tidiane Dioh.
 
Selon lui, tous les textes de la Francophonie, allant de la déclaration de Bamako de 2000 à celle de Toussaint Boniface de 2006, reviennent sur la notion fondamentale de "dignité humaine".
 
Il estime que "l’approche humaniste de la migration plaidée aujourd’hui par la francophonie est essentielle dans cette démarche’’, la Francophonie portant en son sein "des pays d’origine, de transit et ne peut plus rester indifférente à la question des migrations".
 
De manière générale, cette question "occupera certainement dans les prochaines années l’agenda de la Francophonie", a ajouté Tidiane Dioh.
 
"Le rôle des médias sur cette question est de donner l’information juste, surtout d’analyser le phénomène en mettant de côté les idéologies, les appartenances politiques mais surtout les préjugés", selon le représentant de la secrétaire générale de l’OIF.
 
Les 47èmes assises de l’Union de la presse francophone se tient à Tsaghkadzor, une ville balnéaire située à une soixantaine de Km de la capitale de l’Arménie, Erevan, avec la participation de 270 délégués venus de près de 29 pays à travers le monde.
 

ADL/BK