Le GAR-SI Sahel, un outil fort pour le renforcement de la sécurité (ministre)
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SENEGAL-SECURITE

Le GAR-SI Sahel, un outil fort pour le renforcement de la sécurité (ministre)


Dakar, 9 fév (APS) – Le Groupe d’action rapide, surveillance et intervention (GAR-SI Sahel) est un outil important pour le renforcement de la sécurité au Sénégal et dans la sous région, face à la menace terroriste et autres trafics, a salué vendredi le ministre des Forces armées, Augustin Tine.



’’En fait, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest en particulier sont pris dans l’étau du terrorisme et de trafics de toute sorte. Le GAR-SI est alors un outil fort pour renforcer la sécurité intérieure du Sénégal et au delà, la sécurité collective de la sous-région’’, a-t-il déclaré.


Le ministre s’exprimait ainsi, ce vendredi, à l’occasion de la cérémonie consacrant la signature de la convention entre le gouvernement du Sénégal et l’Union européenne (UE), relative à la mise en œuvre du projet GAR-SI Sahel au Sénégal.


Ce projet financé par l’UE à hauteur de 4,2 milliards de FCFA, se traduira par la création d’une unité de type escadron de la gendarmerie nationale, avec un effectif de 150 éléments qui seront installés dans un nouveau cantonnement à Kidira, à la frontière malienne, sur l’axe principal Dakar-Bamako.


Selon le ministre des Forces armées, cette nouvelle unité qui va s’ajouter aux six escadrons de surveillance et d’intervention déjà installés par la gendarmerie nationale à travers le territoire national, ‘’constitue, de par ses moyens humains, son armement et ses équipements majeurs, un appoint de taille à l’effort fourni par le Sénégal pour la sécurisation de ses frontières’’.


Il a en outre affirmé que ‘’ la coopération internationale apporte la meilleure réponse’’ devant la ‘’porosité des frontières’’ et la
recrudescence des groupes terroristes qui ont ‘’essaimé le monde et particulièrement les territoires de nos Etats particulièrement vulnérables, en raison de leur capacité de prévention et de défense’’.

’’C’est cette approche partenariale que développent le Sénégal et l’UE’’, a-t-il fait savoir.

Pour sa part, l’ambassadeur de l’UE au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre plus large du programme GAR-SI Sahel, mis en œuvre dans six pays bénéficiaires, dont le Sénégal et les cinq pays membre du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).


‘’Bien que le Sénégal ne soit pas formellement membre du G5 Sahel, l’UE est d’avis qu’il est incontournable pour apporter les réponses nécessaires face aux terroristes et criminels organisés’’, a-t-il expliqué.


A l’en croire, l’objectif général du projet budgétisé à 28 milliards de FCFA, ‘’consiste à contribuer à la sécurité des populations, y compris dans les zones reculées et frontalières’’.


‘’Il vise plus spécifiquement d’une part, à renforcer l’action des forces de sécurité nationale afin de garantir un contrôle plus efficace du territoire des frontières des pays ciblés, et d’autre part, à créer les conditions favorables à une meilleure coopération transfrontalière et régionale’’, a-t-il précisé.


Pour sa part, le Général de brigade Cheikh Sène, commandant en second de la gendarmerie nationale, a remercié ’’les autorités étatiques pour la confiance placée en notre institution pour diriger un projet de cette envergure’’.


Il a assuré que ‘’la gendarmerie nationale, maillon important pour la sécurisation de nos frontières, ne ménagera aucun effort pour apporter tout son soutien nécessaire à la réussite de ce projet’’.

MK/OID/ASG