Le COSEPRAT propose une formation aux droits humains pour éradiquer les mutilations génitales féminines
APS
SENEGAL-SOCIETE

Le COSEPRAT propose une formation aux droits humains pour éradiquer les mutilations génitales féminines


Dakar, 22 dec (APS) - La présidente du Comité sénégalais sur les pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l’enfant (COSEPRAT), Magatte Sy Gaye a soutenu qu’une bonne formation aux droits humains pourrait "convaincre" les pratiquantes de l’excision à abandonner cette activité.




"Une bonne formation aux droits humains pourrait convaincre les pratiquants de l’excision à abandonner de telles pratiques néfastes sans pour autant renoncer aux valeurs de notre culture traditionnelle, ni perdre notre identité", a dit Mme Gaye. 




Magatte Sy Gaye qui s’entretenait avec l’APS a retenu que "la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) recèle de multiples facettes et s’inscrit dans des domaines d’ordre socio économique, psychologique, médical, éducatif, social, culturel et juridique".


La présidente du COSEPRAT a appelé les communautés à "plus d’engagement, de mobilisation et d’adhésion pour relever le défi de la ’Tolérance zéro aux MGF’ d’ici 2025".


Il s’agira également d’intensifier la sensibilisation de toutes les couches sociales et des autorités étatiques autour de la bataille contre les MGF, a-t-il dit.


Selon elle, "les résultats de l’enquête démographique de santé (EDS- 2014) ont fait ressortir que sur 55% des cas enregistrés, l’excision est intervenue dès la petite enfance, une tranche de population trop jeune et trop vulnérable".


Pour la présidente du COSEPRAT, "les MGF sont devenues un véritable problème de santé publique au regard des conséquences qu’elles engendrent chez les enfants et les femmes".

Au-delà, "elles constituent une violation grave de leurs droits fondamentaux" a souligné Magatte Sy Gaye.

 


 

 


 

BS/PON