Le code de la presse dans une phase de finalisation des textes (directeur de la communication)
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Le code de la presse dans une phase de finalisation des textes (directeur de la communication)

Saly-Portudal (Mbour), 29 sept (APS) – Le nouveau code de la presse est dans une phase de finalisation des textes, a révélé, le directeur de la communication, Ousseynou Dieng.
 
"Depuis 2017, nous avons un nouveau code de la presse qui assoit un cadre juridique qui permette à la presse de travailler normalement", a-t-il indiqué, ajoutant que le processus de mise en œuvre de ce code est en train d’être accéléré depuis la prise de fonctions du ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop.
 
Le directeur de la communication s’exprimait samedi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où se tient un atelier de formation organisé par le Réseau des journalistes en dialogue social (REJDIS).
 
Le Code de la presse, adopté en 20 juin 2017 par l’Assemblée nationale, recouvre la définition du statut des journalistes et techniciens travaillant dans les médias, les droits et devoirs des journalistes et les règles encadrant l’aspect économique des entreprises de presse.
 
"La priorité numéro 1 de ces textes, c’est l’assainissement du secteur de la presse. Nous avons fini d’élaborer des cartes de presse numérisées avec beaucoup d’innovations, qui vont être délivrées par la commission nationale de délivrance", a expliqué M. Dieng.
 
Ce sont les acteurs de la presse eux-mêmes qui vont en assurer la gouvernance, a-t-il assuré, ajoutant que "nous voulons avoir une régulation qui soit à la hauteur des ambitions", notamment en matière de transition numérique, parce qu’il faut adapter tout le secteur.
 
"Il fallait créer la Haute autorité de régulation de la communication audiovisuelle ; on n’y est pas encore. Mais, néanmoins, tous les arrêtés pour permettre à la presse de travailler, nous y sommes et avons même fini l’arrêté concernant la commission nationale de délivrance de la carte de presse, mais aussi l’arrêté concernant la question du financement des médias", a rassuré Ousseynou Dieng.
 
L’idée, c’est de permettre aux entreprises de presse d’avoir "un environnement juridique capable de promouvoir des acteurs économiquement viables", a-t-il fait valoir. 
 
Concernant le privé, a-t-il souligné, la tutelle envisage de modifier l’aide à la presse et d’aller vers un "fonds d’appui et de développement de la presse". Ce sont les acteurs de la presse, avec le CORED, entre autres, qui vont siéger dans cet organe de gouvernance qui va attribuer le fonds sur la base de "critères pertinents", a-t-il expliqué.
 
"De l’autre côté, en ce qui concerne le public, l’Etat voudrait que le service public vit essentiellement de ressources publiques. Nous avons finalisé un projet de décret pour garantir un financement viable pour la RTS, Le Soleil et l’APS", a déclaré Ousseynou Dieng.
 
Il a signalé que lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le ministre de la Culture et de la Communication a "défendu" le projet de loi portant création de la société nationale de l’Agence de presse sénégalaise (SN APS).
 
Cela rentre dans le cadre d’un processus qui permet d’avoir des acteurs publics "fiables et compétents", avec tous les moyens nécessaires, a-t-il insisté, ajoutant qu’il en est de même pour ceux du privé qui s’inscrivent dans une dynamique de performance. 
 
"Nous avons tous noté le rôle de la presse dans la contribution, non seulement, de la démocratie participative à travers le pluralisme de l’information, mais également comment la presse peut jouer un rôle sur la stabilité et la cohésion sociale, facteurs essentiels pour aspirer à un développement durable", a noté Ousseynou Dieng.

ADE/ASB