Le CNRA pour ‘’une meilleure compréhension des métiers de la communication sociale par les acteurs’’
APS
SENEGAL-MEDIAS

Le CNRA pour ‘’une meilleure compréhension des métiers de la communication sociale par les acteurs’’

Dakar, 17 juil (APS) - Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) mise sur une meilleure compréhension des métiers de l’audiovisuel par les pratiquants, une ambition justifiant son option de multiplier dans le futur des rencontres avec les acteurs nationaux des médias.
 
‘’En conclusion des activités menées durant la période 2018-2019 et des échanges multiformes au plan national comme international, le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel a exprimé le vœu de renforcement des moyens institutionnels du CNRA et surtout la multiplication des rencontres avec les acteurs nationaux’’, lit-on dans un communiqué portant sur un rapport d’activités du régulateur couvrant les années 2018-2019. 
 
Dans cette perspective, le président du CNRA, Babacar Diagne, ‘’souhaite qu’on aboutisse ainsi à une meilleure compréhension des métiers de la communication sociale, par leurs pratiquants’’. 
 
‘’Il y va de la préservation des acquis démocratiques et de la sauvegarde de l’unité nationale dans le respect de nos diversités qui nous enrichissent mutuellement. Nous voudrions que chacun ait toujours à l’esprit que ce pays sera incontestablement marqué par ce que les médias montrent au jeune public’’, a déclaré M. Diagne dans le communiqué. 
 
Le CNRA étant ‘’un partenaire dans l’observation des règles d’éthique et de déontologie qui encadrent le travail des journalistes (…), restons ensemble’’, a-t-il ajouté.
 
Selon le communiqué, le rapport 2018-2019 du CNRA ‘’contient de fortes contributions et recommandations intellectuelles destinées à encourager des productions nationales de qualité, conformes aux valeurs sénégalaises fondées sur les diversités géo-historiques et socioculturelles’’. 
 
‘’Outre les activités de régulation stricto sensu, c’est-à-dire celles qui sont concentrées sur le monitoring des programmes audiovisuels diffusés et leur appréciation par le collège des conseillers, l’institution a eu des échanges avec différents partenaires et homologues, en Afrique notamment’’, souligne le CNRA.
 
Il indique que des missions effectuées dans le continent par des membres du conseil lui ont permis de tirer profit ‘’des expériences de régulation d’autres pays’’. Grâce à ces missions, le CNRA a partagé avec d’autres pays ce qu’il a réussi dans son domaine d’intervention.
 
Selon les dispositions de la loi portant code de la presse de 2017, le rôle désormais attribué à l’organe de régulation ‘’n’est plus que d’observation et de mesures conséquentes relatives aux contenus audiovisuels’’. 
 
‘’Jusqu’ici mis devant le fait accompli de l’arrivée d’un nouvel éditeur sur le réseau national, le régulateur est désormais sollicité en amont’’, souligne le CNRA. 
 
Le conseil de régulation ‘’instruit les soumissions et sélectionne les candidats dont les offres sont jugées les meilleures, par rapport à l’ensemble des prescriptions des cahiers des charges’’, sur la base de l’article 135 du code de la presse, dont la mise en œuvre est souhaitée par les acteurs des médias.
 
L’avis conforme du CNRA ‘’est rendu incontournable avant toute attribution, par le ministère chargé de la Communication, d’une licence à l’éditeur, au distributeur et au diffuseur de services de communication audiovisuelle’’, rappelle le communiqué. 
 
Il tient à préciser que les acteurs de la communication audiovisuelle doivent, pour continuer d’exploiter la licence délivrée par leur ministère de tutelle, signer une nouvelle convention avec l’organe de régulation.
 
‘’Dans le même esprit, poursuit le communiqué, aucun titulaire de licence d’établissement et/ou d’exploitation de service de communication audiovisuelle ne peut émettre ou diffuser avant la signature d’une convention avec l’organe de régulation.’’


BK/MD/ESF