Le cadre de la détention
APS
MONDE-SENEGAL-SOCIETE

Le cadre de la détention "loin des standards internationaux" (ONLPL)

Mbour, 19 oct (APS) - Le cadre de la détention au Sénégal, comme dans la plupart des pays en développement, "est loin d’être conforme aux standards internationaux des systèmes pénitentiaires’’, en dépit des efforts consentis par les autorités, juge l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), Josette Marceline Ndiaye Lopez.
 
Mme Lopez, intervenant jeudi au cours d’un atelier régional sur la prévention de la torture au sein de la Francophonie, estime que ’’le cadre de la détention (au Sénégal), à l’image de celui de la plupart des pays en développement, est loin d’être conforme aux standards internationaux des systèmes pénitentiaires modernes".
 
Or, a-t-elle fait valoir, "des efforts notables" sont faits par l’Etat du Sénégal, à travers "plusieurs réformes majeures, telles que la présence de l’avocat dès les premières heures de la garde-à-vue, l’augmentation du montant de la pension journalière des détenus", entre autres initiatives.
 
L’ONLPL entend par ailleurs coopérer et collaborer avec les acteurs et autres partenaires nationaux, régionaux et internationaux, "pour promouvoir des échanges de bonnes pratiques, en assurant un dialogue permanent avec toutes les entités œuvrant dans la prévention de la torture", a assuré Josette Marceline Ndiaye Lopez.
 
Elle se dit consciente de la nécessité, pour l’ONPL, de revoir régulièrement ses méthodes de travail et d’évaluer l’impact de ses actions, afin de renforcer ses capacités et améliorer son efficacité.
 
Le représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Andrea Ori, a lui relevé que la torture est une pratique qui perdure à travers le monde, "malgré les efforts inlassables" déployés par la communauté internationale à travers le protocole facultatif à la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (OPCAT), .
 
Il a invité à réfléchir sur une meilleure prévention de la torture par l’éducation aux droits humains, "une démarche plus pertinente mais pleine de défis liés notamment à sa mise en œuvre".
 
Cet atelier régional sur la prévention de la torture au sein de la Francophonie s’est tenu sous l’égide du Centre international d’éducation aux droits humains et du réseau "Equitas’’ pour l’éducation aux droits humains-Sénégal.
 
Il portait sur le thème "Prévenir la torture eu sein de la Francophonie : l’éducation aux droits humains comme outil de prévention".
 
"Les expériences et initiatives qui seront partagées au cours de cet atelier permettront de mieux orienter nos actions futures dans le domaine de la prévention de la torture par l’éducation aux droits humains", a indiqué Andrea Ori.
 

ADE/BK