La sécurisation des aéroports, un
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La sécurisation des aéroports, un "enjeu majeur", selon Mankeur Ndiaye


New York (Etats-Unis), 23 sept (APS) – La sécurisation des installations aéroportuaires, cibles et points vulnérables à des attaques et projets d’attaques, représente un "enjeu majeur", a dit jeudi à New York (Etats-Unis), le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye.

Dans un discours prononcé au débat public du Conseil de sécurité sur la sécurité aérienne face aux actes terroristes dont copie est reçue à l’APS, Mankeur Ndiaye a appelé à renforcer la sécurité des installations aéroportuaires (aérogares, zone de fret, aires de traitement des bagages, aire de stationnement, d’atterrissage et de décollage).



De même, "les procédures de contrôle des passagers et autres usagers constituent un domaine tout aussi sensible dans lequel toute défaillance pourrait offrir aux mouvements terroristes l’opportunité de planifier et de mettre en œuvre des actions dangereuses", a souligné le chef de la diplomatie sénégalaise.


En vertu des dispositions de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’Etat du Sénégal a entrepris, depuis plusieurs années, un vaste programme de renforcement de la sécurité de l’aviation civile sur son territoire et dans son espace aérien, a indiqué M. Ndiaye.


Cette politique a permis l’adoption, en mai 2015, par l’Assemblée nationale sénégalaise, d’un nouveau code de l’aviation civile, a signalé le ministre, rappelant que "le Sénégal a, dans la même dynamique, mis en place des règlements aéronautiques pour encadrer la mise en œuvre opérationnelle des mesures et procédures de sûreté".


Il s’agit là d’un cadre réglementaire qui a été considérablement étoffé, au niveau national, dans le cadre de l’application des dispositions de l’annexe 17 à la Convention de Chicago et du programme universel d’audits de sûreté qui s’y rattache (USAP), a-t-il fait remarquer.


"Le Sénégal a également prévu un cadre d’échange et de partage d’informations sensibles avec les autres Etats afin de faire face, de manière concrète, à la recrudescence des nouvelles menaces et tentatives d’actes d’interventions illicites utilisant des aéronefs ou visant des installations aéroportuaires", a indiqué le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.


Un système de supervision de la sûreté de l’aviation civile fondé sur les dispositions de l’OACI a aussi été mis en place, à travers l’adoption d’un décret en septembre 2015, a rappelé Mankeur Ndiaye.

Ce dispositif, a-t-il estimé, "fait l’objet d’une application effective et assure la sûreté des activités de transport aérien" sur le territoire par l’établissement de programmes nationaux de sûreté de l’aviation civile.


Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
est également revenu sur l’existence d’un Programme national de sûreté de l’aviation civile (PNSAC) pour la sûreté des vols intérieurs, des aéroports, des exploitants, l’évaluation de la menace, la vérification des antécédents et la sélection du personnel. Ces mesures du PNSAC concernent aussi la formation et les normes de rendement, la certification des agents de filtrage, les programmes de
contrôle de la qualité ainsi que la coopération entre États.

PON/ASG