Les opportunités de la
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SENEGAL-AFRIQUE-RECHERCHE

Les opportunités de la "science ouverte" mises en exergue

Dakar, 23 oct (APS) - Le concept de ’’science ouverte’’ doit être partagé ’’le plus largement possible’’, en raison des opportunités qu’il représente pour les pays du Sud, a plaidé mercredi à Dakar la directrice générale déléguée de l’Institut de recherche et de développement (IRD), Elisabeth Barbier.

’’La science ouverte est un bien commun que nous devons partager le plus largement possible’’, a-t-elle plaidé à l’ouverture du colloque international sur le thème : "Science ouverte au Sud".
 
La science ouverte, considérée comme un levier "pour une recherche d’excellence", représente pour les pays du Sud "une double opportunité’’, a souligné Elisabeth Barbier.
 
Outre le fait qu’elle permet un "accès plus large aux publications et aux données de la recherche", la science ouverte contribue également au "renforcement de la notoriété des chercheurs sur la scène internationale", a souligné Mme Barbier, en présence du recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Jean Paul de Gaudemar.
 
Il y avait aussi le secrétaire général du Conseil africain malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), le professeur Bertrand Mbatchi, entre autres universitaires et chercheurs.
 
La directrice déléguée de l’IRD a dans cette perspective souligné la nécessité de ’’promouvoir la dynamique de la science ouverte auprès des partenaires et plus particulièrement en Afrique Francophone où la diffusion des connaissances scientifiques est encore freinée par un manque d’initiatives en faveur de l’ouverture des données de la recherche."
 
Selon Amadou Thierno Gaye, chargé de la Recherche et de l’Innovation au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la part de l’Afrique dans la production de statistiques scientifiques ne représentant que 2% du total à l’échelle mondiale, la science ouverte peut permettre au continent de "contribuer davantage et à sa juste valeur aux côtés des scientifiques des autres continents".
 
"Il s’agit également de travailler ensemble sur les mécanismes qui permettent de garantir un accès plus équitable avec une plus grande éthique dans le partage des connaissances internationales produites", a-t-il ajouté.
 
Ce colloque international de trois jours est organisé par l’Institut de recherche et de développement (IRD), le Cirad (La recherche agronomique pour le développement) et l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). 
 
Selon les organisateurs, "dans un contexte d’évolution des modes de diffusion des résultats scientifiques et de co-construction de la recherche, de nouvelles façons de collaborer et de partager les connaissances apparaissent grâce au mouvement de la science ouverte (Open science ou open research pour les anglophones)". 
 
Selon eux, "ces nouvelles formes de partage sont au cœur des activités de l’IRD, du Cirad et de l’UCAD, qui se sont positionnés très tôt en faveur du libre accès aux publications pour les scientifiques des pays du Sud". 
 


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