La pratique de la torture,
APS
SENEGAL-FRANCOPHONIE-DROITSHOMMES

La pratique de la torture, "une négation de la dignité humaine’’ (activiste)

Saly-Portudal (Mbour), 20 oct (APS) – La pratique de la torture constitue "une négation de la dignité humaine’’, a déclaré jeudi la vice-présidente du réseau Equitas-Sénégal pour l’éducation aux droits humains, Fatimata Sy.

"Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants’’, a-t-elle ajouté, citant ainsi l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

Prenant part à l’atelier régional sur la prévention de la torture au sein de la Francophonie, elle a relevé que ‘’la torture est largement pratiquée dans nos sociétés par différents acteurs’’.


Citant l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, elle a rappelé que ‘’chaque jour, des femmes, des hommes et des enfants sont torturés ou maltraités, dans l’intention de détruire leur sens de la dignité ou de leur valeur en tant qu’êtres humains".

"Parfois, cela fait partie d’une politique délibérée de l’Etat visant à susciter la peur et à intimider sa population’’, ajoutait selon elle M. Ban.


Elle estime que "ce décalage douloureux entre la norme et le fait, parsemé de vies brisées, de personnalités déstructurées, nous introduit au cœur même de notre problématique que constitue la prévention de la torture et interpelle chaque membre de la famille humaine’’.


Face à un tel constat, elle pense qu’il est "impérieux’’ de réagir. Toutefois, pour que cette réaction soit efficiente, il faudrait, au préalable, produire une bonne intelligence du phénomène de la torture, a-t-elle affirmé. 


ADE/ASG