Un officiel rappelle l’apport de la diaspora au développement
APS
SENEGAL-MIGRATION

Un officiel rappelle l’apport de la diaspora au développement

Mbour, 25 fév (APS) – Le directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur, Christian Assogba, a rappelé, mardi, l’apport de la diaspora pour le développement du pays.
 
’’La diaspora contribue à relever certains agrégats macro-économique de notre pays et participe, dans une certaine mesure, à la stabilité du socle social. Il est établi un lien évident entre les migrations internationales et le développement’’, a noté M. Assogba.
 
Il s’exprimait, à Saly-Portudal (Mbour, ouest) à l’ouverture d’un atelier multi-acteurs sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles, à l’initiative de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et l’Organisation internationale du travail (OIT).
 
’’Pays de départ, le Sénégal compte une importante communauté à l’étranger. De la stabilité de cette communauté dépendent certains paramètres économiques et sociaux de notre pays. Mieux, la tendance est à la promotion par les émigrés des projets de co-développement et des initiatives de solidarité’’, a-t-il insisté.
 
Il a souligné que les conditions dans lesquelles migrants sénégalais évoluent à l’extérieur ne peuvent laisser indifférents les autorités sénégalaises et celles des pays d’accueil, pour qui, les émigrés constituent pour la plupart du temps ‘’une main d’œuvre accessible’’. 
 
’’Nous sommes donc en face d’une responsabilité partagée entre les pays d’accueil et ceux de départ. Si donc les émigrés ont pour ambition de rechercher de meilleures conditions d’existence, dans leurs pays d’accueil, il est de bon aloi que nous puissions, de concert avec ces derniers, entreprendre des discussions pour améliorer leurs conditions de vie et de travail’’, a-t-il fait valoir. 
 
Il a également relevé qu’après de nombreuses années dans les pays d’accueil, les travailleurs peuvent valablement prétendre à des avantages sociaux liés à leur travail durant leur période d’activité. .
 
Selon lui, ’’la signature des accords de sécurité sociale doit donc intégrer l’aspect de la coopération, de l’échange d’information et du dialogue régulier’’.

’’Cette coopération doit, d’une part, pouvoir prendre en compte la portabilité des droits sociaux pour plus d’équité et d’autre part, lutter contre les infractions, les atteintes aux droits des travailleurs et les sanctionner’’, a-t-il encore fait valoir. 
 
Selon lui, cette obligation de veille ’’n’est pas que du seul ressort’’ des États, mais de toutes les parties prenantes interpelées par la problématique et qui doivent œuvrer ensemble au bien-être des travailleurs, quel que soit leur statut, leur nationalité, leur communauté d’appartenance.
 
’’C’est dans cet esprit qu’il sied de mettre à contribution les associations et organisations de la société civile qui constituent des structures de veille contre les employeurs’’, a estimé remarquer Assogba.
 
Il a relevé que dans différents endroits du monde et dans un contexte ’’marqué de plus en plus par une xénophobie grandissante et un repli identitaire des plus inquiétant’’, les droits des travailleurs migrants ’’ont tendance à être bafoués (...)’’.
 
Dès lors, soutient-il, l’application des conventions internationales en la matière ’’est un combat quotidien qui doit mobiliser les États, les organisations syndicales, ainsi que toutes les parties prenantes pour une meilleure protection des migrants’’. 
 
ADE/OID/AKS