La débrouille des parents pour couvrir les frais scolaires
APS
SENEGAL-EDUCATION

La débrouille des parents pour couvrir les frais scolaires


Dakar, 9 oct (APS) - Une semaine après la rentrée officielle des classes, le 3 octobre dernier, l’heure est encore à la débrouille chez certains parents obligés de couvrir les frais scolaires et payer les fournitures et autres manuels, a constaté un reporter de l’APS.

"Pour le moment je n’ai inscrit que deux de mes enfants, pour l’autre je suis obligée d’attendre de disposer encore de moyens avec l’aide de son père pour le faire", a confié Ndiémé Samb.

 
Pour les fournitures scolaires, cette vendeuse de légumes compte procéder par étape pour pouvoir satisfaire à terme les besoins de tous ses enfants.
 
Selon Ndiémé Samb, le gouvernement doit faire davantage d’efforts pour la réduction des frais de scolarité et la réduction des prix des fournitures scolaires, afin de permettre aux parents de poursuivre normalement la scolarisation de leurs enfants.
 
Pour cette mère de famille, la rentrée scolaire est intervenue cette année dans un contexte particulier marqué par la célébration récente de la fête de la Tabaski et de la Tamkharit (nouvel an musulman), des évènements occasionnant "d’énormes dépenses", a-t-elle expliqué.
 
"Même pour les tout-petits, les frais scolaires sont coûteux. J’ai dépensé 44 000 francs rien qu’en frais d’inscription pour mon fils en Cours préparatoire (CP), et 20 000 autres francs pour les fournitures, et je sais que ce n’est pas encore fini", a renchéri Ababacar Mbaye, un parent résidant à Grand Dakar.
 
M. Mbaye s’est toutefois empressé de préciser que son enfant fréquentait une école privée où les dépenses sont davantage importantes en comparaison des établissements scolaires publics.
 
Les difficultés rencontrées par les parents d’élèves pour couvrir les frais scolaires et payer les fournitures impactent les affaires des vendeurs de manuels et matériel didactique.
 
"Les affaires ne marchent pas comme nous l’aurions souhaité. Les clients viennent certes, mais la plupart ne fait que marchander. Cela n’arrange pas toujours nos activités", témoigne un vendeur rencontré au marché Nguélaw de Grand Dakar.
 
YS/AKS/BK