La coopération internationale, pierre angulaire de la sécurisation des zones maritimes (Amiral)
APS
SENEGAL-SOCIETE

La coopération internationale, pierre angulaire de la sécurisation des zones maritimes (Amiral)


Dakar, 19 sept (APS) – Le chef d’Etat-major de la Marine nationale, amiral Momar Diagne, a indiqué mardi que la coopération internationale reste le moyen le plus efficace dans la sécurisation des zones maritimes, face aux menaces qui transcendent les frontières.


"La coopération internationale reste le canal le plus efficace pour sécuriser les zones maritimes et sauvegarder les intérêts de nos Etats", a-t-il déclaré, à l’ouverture du Symposium des chefs d’état-majors des marines des Etats riverains du Golfe de Guinée.


Cette rencontre de dimension internationale a réuni vingt chefs d’états-majors et experts, pour discuter pendant deux jours sur l’architecture opérationnelle du Code de conduite de Yaoundé en faisant son bilan et déclinant ses perspectives.


Ce code de conduite de Yaoundé a été adopté le 25 juin 2013 par 25 pays africains dont le Sénégal, lors de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de centre et des Etats d’Afrique occidentale sur la sécurité maritime.


Il a pour objet l’harmonisation des actions et législations des pays riverains du Golfe de Guinée, dans leur lutte contre la piraterie, le vol armé en mer et la sécurisation et le développement socio-économique des Etats côtiers.


Cette rencontre de Dakar s’inscrit dans le processus d’évaluation dudit code, conformément à son article 17 qui prévoit sa propre évaluation au bout de trois ans et sa transformation éventuelle en un instrument juridique opposable et obligatoire.


"Le symposium qui nous réunit ici à Dakar vient à son heure face aux menaces comme la piraterie maritime, le terrorisme, le trafic de drogue et d’armes, la pêche illicite qui sont nuisibles à l’émergence économique des Etats du Golfe du Guinée", a-t-il souligné.


"Compte tenu de l’ampleur de la menace ainsi que de ses caractères mutable et transversal, il est donc urgent d’éviter l’immobilisme et de discuter des meilleures pratiques susceptibles de faire de ce code, un outil crédible au service de la sécurité et de la sûreté des Etats riverains du Golfe de Guinée", a-t-il estimé.


L’amiral Al Brazuck de la Marine française a, quant à lui, annoncé que la France va à cet effet contribuer considérablement à l’entrainement et à la formation des éléments appelés à intervenir dans cette vaste zone du Golfe de Guinée, longue de 500 000 km et où transitent en même temps, plus de 2000 navires.


A l’en croire, "la sécurité du Golfe de Guinée est un engagement de très longue date pour la France". Selon lui, la marine française est présente dans ces eaux depuis trente ans avec au moins un navire en patrouille


L’intérêt de la France est plus qu’évident, a affirmé M. Brazuck , mettant en exergue les 80 000 français et les centaines d’entreprises françaises établis dans cette zone aux potentiels énormes.


Selon le vice amiral Cheikh Bara Cissokho, l’espace maritime du Golfe demeure malgré les efforts, un foyer de piraterie et de menaces, du fait de son dynamisme économique et de ses nombreuses richesses qui suscitent des convoitises.


D’après lui, la solution réside dans la coordination des opérations et instruments juridiques, la maîtrise des domaines maritimes, le partage d’informations ainsi que le renforcement des capacités et
moyens des acteurs impliqués.

MK/ASG/OID/ASB