Un expert prône une utilisation des fonds des migrants pour des économies résilientes
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SENEGAL-MIGRATIONS-DEVELOPPEMENT

Un expert prône une utilisation des fonds des migrants pour des économies résilientes

Saly-Portudal (Mbour), 22 sept (APS) – Le coordonnateur du projet "Promouvoir la résilience des économies en zones semi-arides’’ (PRESA), Cheikh Tidiane Wade, préconise d’examiner les voies et moyens d’utiliser les fonds des migrants pour bâtir des économies résilientes dans le cadre d’un secteur privé très fort.

‘’Ces fonds peuvent servir à l’embouche bovine, l’agriculture et autres secteurs d’activités. Mais, ces migrants ont besoin d’être accompagnés par des structures nationales pouvant leur fournir des informations sur les opportunités de marché, des informations climatiques ou sur la pluviométrie, pour leur permettre d’avoir beaucoup plus d’audace d’investir’’, a indiqué M. Wade.

Il s’exprimait, jeudi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), lors d’un atelier de partage des résultats de recherches multi-pays réalisées dans le cadre du projet : ‘’Promouvoir la résilience des économies en zones semi-arides’’ (PRESA). Ce projet est mis en œuvre pour générer de nouvelles connaissances sur l’impact des changements climatiques sur les systèmes économiques dans les zones arides.

En effet, depuis quelques décennies, le réchauffement global du climat constitue l’une des ‘’principales menaces’’ qui frappent la quasi-totalité des pays de la planète et les pays de l’Afrique au sud du Sahara, en particulier des zones semi-arides.

Et, à l’instar des pays africains, le Sénégal fait face aux impacts de la forte variabilité du climat, ponctuée par des évènements extrêmes devenus de plus en plus fréquents.

‘’Au niveau de l’OIM, nous travaillons essentiellement sur l’accompagnement des migrants, notamment des émigrants de retour, et on soutient les gouvernements [...]’’, a indiqué, pour sa part, Yvain Bon de l’Organisation mondiale de la migration (OIM).

Au Sénégal, dit-il, les migrants n’ont pas souvent les mêmes attentes et ne partent pas aussi pour les mêmes raisons.

Il souligne que le travail de l’IED permet de mettre en valeur tout cela et de rester en adéquation avec les activités des migrants, surtout dans un contexte de changement climatique qui est de plus en plus important dans les pays de la sous-région ouest-africaine où on a du mal à le comprendre dans toute sa subtilité.

‘’Nous travaillons ensemble avec le Programme national de développement local (PNDL), pour que tous ces outils dont nous disposons soient donnés aux autorités locales, pour que lorsqu’elles auront affaire à une planification du développement local, elles arrivent à penser ensemble ce que font leurs migrants [...]’’, a expliqué Yvain Bon. 

ADE/ASG