L’ASPI va plaider les intérêts de l’inventeur de la billetterie électronique victime d’un piratage
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SENEGAL-SOCIETE

L’ASPI va plaider les intérêts de l’inventeur de la billetterie électronique victime d’un piratage

Dakar, 17 août (APS) - L’Association sénégalaise pour la promotion des innovations et des inventions (ASPI) a décidé de défendre les intérêts du spécialiste en informatique Mouhamadou Moustapha Ndiaye, victime d’une piraterie sur son invention de la première solution de billetterie électronique pour les transports.
 
’’Nous comptons l’aider à résoudre le carnage dont il est victime. C’est un jeune créatif qui a toutes les capacités et les connaissances requises. Mais, il a été victime de piratage à l’invention de la première solution de billetterie électronique informatisée pour les transports’’, a dit le secrétaire général de l’ASPI, Moussa Gningue.
 
Face à la presse mercredi, M. Gningue a indiqué que les Africains, particulièrement les Sénégalais, sont ’’leurs propres contrefacteurs’’.
 
’’C’est dommage qu’au Sénégal, on pense avoir le droit de reprendre le produit d’autrui tout naturellement. Il faut que les gens comprennent que la propriété intellectuelle est capitale’’, a estimé Moussa Gningue.
 
Mouhamadou Moustapha Ndiaye a mis au point depuis 2013 une solution de gestion intégrale de la billetterie dans le domaine du transport terrestre. Cette solution, extensible à la gestion de la collecte des taxes municipales, maximalise le profit de l’opérateur économique.
 
Ce système a été ‘’copié’’ et ‘’contrefait’’ puis mis en ‘’exploitation’’ dans le même secteur d’activités par une société spécialisé dans le transport, depuis février dernier.
 
Suite à cela, Mouhamadou Moustapha Ndiaye a enclenché une procédure au Tribunal de Dakar pour être rétabli dans ses droits.
 
Le conseiller juridique du directeur général de l’ASPI, Talla Samb, a invité les inventeurs à protéger leurs prototypes afin d’échapper à la contrefaçon et à la piraterie.
 
’’Nous n’avons pas cette culture de protéger nos œuvres, nos créations. Et, malheureusement, les gens pensent qu’il n’y a aucun problème à reprendre le produit d’autrui. Il faut arrêter ça’’, a-t-il estimé.
 
Selon lui, les inventeurs doivent songer à déclarer leurs produits bien avant l’aboutissement du travail. ‘’C’est seulement de cette manière qu’ils pourront protéger leurs œuvres et freiner les pirates’’, a dit Talla Samb.

SDI/OID/ASG