L’APS fait son entrée dans le Conseil exécutif de la FAAPA
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L’APS fait son entrée dans le Conseil exécutif de la FAAPA

Dakar, 30 nov (APS) – La 5ème Assemblée générale de la Fédération Atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), qui s’est tenue du 29 au 30 novembre à Rabat, au Maroc, a entériné l’admission de l’Agence de presse sénégalaise (APS) au sein de son conseil exécutif, a appris l’APS.
 
Le principe de l’entrée de l’APS dans cette instance de décision avait été retenu lors de la 7e réunion du conseil exécutif de la FAAPA, qui a eu lieu du 25 au 28 septembre à Praia, au Cap-Vert.
 
A Rabat, les directeurs des agences de presse membres de la FAAPA ont, au cours des deux jours de travaux, planché sur le thème "Le modèle historique et unique de l’Agence de presse est mort, inventez votre avenir", a indiqué au téléphone le directeur général de l’APS, Thierno Birahim Fall. 
 
Les débats ont du coup notamment tourné autour d’un nouveau modèle économique pour la presse d’aujourd’hui face à la digitalisation et au numérique, mais aussi de l’avenir de la presse-papier, principale cliente de l’agence.
 
Président directeur général de Promo presse et fondateur de SAPRESSE, l’expert marocain Mohamed Bérada dit être convaincu que la presse-papier est "condamnée à disparaître, du fait que l’intrant principal, le bois, se raréfie, son prix ayant fortement grimpé".
 
Il relève aussi qu’en plus d’une protection accrue des forêts, "les recettes ont aussi baissé drastiquement et beaucoup de titres ont disparu des rayons". 
 
"La belle époque où l’on dégustait sont journal assis dans un café tend à disparaître, du fait du développement de la digitalisation", déplore Mohamed Bérada, soulignant que le marché a de nouvelles exigences auxquelles les éditeurs doivent s’adapter.
 
Pour sa part, l’expert en stratégie de contenu et ingénierie éditoriale, David Salanel, parlant de l’évolution actuelle des marchés des médias, appelle à réinventer le télégramme et à développer de nouveaux réflexes.
 
Montélé, ancien directeur de l’Agence congolaise de presse, estime lui que l’agence peut et doit, dans ce contexte de mort de certains formats, conserver ses techniques de traitement qui demeurent son héritage.
 
"Cela est d’autant important qu’aujourd’hui on a tendance à tout consommer, ce qui nous amène à des intox", a notamment soutenu M. Montélé, qui insiste sur l’urgence de s’adapter au nouvel environnement économique pour un service public de l’information moderne.
 
Au cours de cette 5e assemblée générale de la FAAPA, les directeurs généraux des agences de presse ont également examiné le rapport d’activités de la fédération, son plan d’action 2020-2021, le rapport final de la 4ème AG, les propositions de séminaires de formation et les accords de coopération et de partenariat.
 
Il a également été question de réfléchir sur le rapport de la 7ème réunion du Conseil exécutif tenue à Praia, les statistiques sur le site web de la FAAPA, le rapport financier-cotisations.
 
La remise des prix pour le meilleur article, le meilleur reportage vidéo et la meilleure photo a mis fin aux travaux de l’assemblée générale 2019 de la FAAPA.

PON/ASG