Les bonnes affaires des vendeurs de fournitures scolaires à Keur Massar
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SENEGAL-SOCIETE

Les bonnes affaires des vendeurs de fournitures scolaires à Keur Massar


Dakar, 25 oct (APS) - Plus de deux semaines après la rentrée des classes, les lieux de vente des fournitures et autres manuels scolaires continuent d’attirer des clients, au bonheur des vendeurs, à l’image de Jean Paul Coly, gérant d’une papeterie à Keur Massar, dans la banlieue de Dakar.


’’Depuis la rentrée des classes les affaires marchent assez bien. Les parents sont obligés d’acheter les cahiers, livres et autres manuels scolaires pour leurs enfants. Ils n’ont pas le choix’’, a expliqué Coly à un reporter de l’APS.


Trouvé en plein marchandage avec des clients dans sa boutique, il a notamment dit que ses produits ‘’s’écoulent à un rythme soutenu’’. ’’Il y a même une rupture dans la fourniture des cahiers de travaux pratiques (TP) et des cahiers de 100 et 200 pages. La nouveauté cette année c’est la confection de cahiers avec des protèges très prisés par les élèves, mais nous peinons à en disposer’’, a-t-il regretté.


S’agissant des prix, Jean Paul Coly admet une certaine cherté favorisée par la forte demande et la difficulté des fournisseurs de disposer à temps des produits. ‘’Cette situation a provoqué une rupture de la fourniture des livres de lecture du primaire comme +Ami et Rémi+. Nous peinons à satisfaire la demande’’, a-t-il fait valoir.


Cela n’empêche pas, selon lui, de faire souvent un geste pour aider les parents d’élèves à payer les fournitures scolaires ‘’compte tenu de la conjoncture et des difficultés de certains d’entre eux’’.


‘’Les prix des fournitures scolaires sont moins abordables cette année, notamment les livres qui coûtent cher. Nous invitons l’Etat à subventionner les livres pour permettre à tous les parents de les payer pour leurs enfants’’, a de son côté proposé Mamadou Diallo, un parent d’élève rencontré à Keur Massar.


’’La rentrée des classes s’est faite quelques temps seulement après la célébration de la fête de la Tabaski. Cela fait que certains parents n’ont pas les moyens d’acheter toutes les fournitures’’, a fait remarquer Ibrahima Sow, un autre parent d’élève.


‘’Nous achetons les cahiers, les stylos qui ne peuvent pas attendre, pour les livres on préfère attendre un peu. C’est difficile quand on a plusieurs enfants en charge. Il s’y ajoute les frais d’inscriptions et les tenues et uniformes à acheter’’, a-t-il déploré.


Face à cette situation, certains parents n’hésitent pas à se rabattre sur les vendeurs de livres de seconde main, surnommés vendeurs de par terre, pour permettre à leurs enfants de suivre normalement les apprentissages.

RND/AKS/OID