Kaffrine réfléchit à des réponses adaptées au changement climatique
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SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PERSPECTIVES

Kaffrine réfléchit à des réponses adaptées au changement climatique

Kaffrine, 10 mars (APS) - La commune de Kaffrine (centre) a abrité vendredi une journée de réflexion sur la planification et la budgétisation intégrant la dimension changement climatique, à l’initiative d’un groupe de travail pluridisciplinaire notamment composé de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
 
Avec le Centre de suivi écologique (CSE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme national de développement local (PNDL) et des ONG, dont Enda ECOPOP, ce groupe de travail compte doter Kaffrine d’une réponse aux changements climatiques "dans la complémentarité".
 
Celle-ci consistera en des stratégies d’action pour une meilleure prise en charge de cette problématique, a expliqué le représentant de la FAO au Sénégal, Cheikh Guèye.
 
Outre l’adjoint au gouverneur de Kaffrine, chargé des affaires administratives, Antoine Cyprien Mballo, qui présidait cette rencontre, participaient à cette journée, des maires, autorités administratives, des chefs de service et des représentants des institutions.
 
Selon M. Guèye, cette initiative est née d’un constat selon lequel Kaffrine "constitue une zone de convergence et d’intervention de plusieurs institutions travaillant sur des mêmes thématiques liées au changement climatique".
 
"Ces intervenants agissent souvent, de façon isolée, avec les mêmes acteurs. Il s’impose dés lors une synergie d’action pour mutualiser nos efforts, visant une plus grande efficacité et une meilleure lisibilité des résultats", a-t-il indiqué.
 
"Cette année, nous avons eu des zones où la saison des pluies s’est arrêtée assez précocement, et il faudra chercher des réponses pour s’adapter à cette situation", a fait valoir M. Guèye.
 
Il signale que le bassin arachidier, correspondant globalement aux régions du centre du Sénégal, "jadis une zone très dense, est attaqué aujourd’hui par le désert". 
 
"Toutes ces actions ont des effets négatifs sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’hydraulique, ce qui fait que le système des Nations unies, les partenaires techniques et financiers s’organisent pour accompagner les pays à atténuer les effets de ce changement climatique et à permettre aux populations de s’adapter pour une meilleure résilience", a conclu Cheikh Guèye.
 
MNF/BK