Journée du 8-Mars : à Ziguinchor, les femmes sensibilisent sur les cancers du sein et du col de l’utérus
APS
SENEGAL-CELEBRATION-GENRE-SANTE

Journée du 8-Mars : à Ziguinchor, les femmes sensibilisent sur les cancers du sein et du col de l’utérus

Ziguinchor, 8 mars (APS) – L’Amicale des femmes de l’Université Assane-Seck de Ziguinchor (sud) a tenu mercredi une réunion d’information sur les cancers du sein et du col de l’utérus, en présence de spécialistes de la santé, pour offrir aux femmes des régions de la Casamance (sud) les possibilités de faire dépister ces maladies, a constaté l’APS.

 
Les membres de cette association et les étudiants de la première promotion de l’unité de formation et de recherche en santé de cette université ont occupé le principal amphithéâtre, le matin, pour célébrer de cette ’’façon particulière’’ la Journée internationale de la femme.
 
L’Amicale des femmes de l’Université Assane-Seck de Ziguinchor a de cette manière choisi de ’’faire un clin d’œil’’ aux personnes vivant avec les cancers du sein et du col de l’utérus.
 
’’Nous célébrons ce 8-Mars avec un cachet particulier : organiser une conférence sur les cancers du sein et du col de l’utérus pour permettre aux femmes de détecter très tôt ces maladies qui les rongent’’, a expliqué Ayo Manga Diatta, la porte-parole de l’amicale.
 
’’Nous avons prévu une campagne de dépistage et de don de sang dès demain (jeudi). Les femmes pourront être diagnostiquées et même bénéficier d’un début de traitement et de prise en charge parce que nous travaillons avec plusieurs spécialistes’’, a poursuivi Mme Diatta.
 
Dans l’amphithéâtre, l’ambiance n’était pas du tout festive. Des images touchantes sur les cancers du sein et du col de l’utérus étaient projetées, plongeant la salle dans un silence total.
 
’’Il s’agit d’un véritable problème de santé publique. Le cancer du col est le deuxième cancer gynécologique et la deuxième cause des décès liés aux maladies ‘cancéreuses’. Les diagnostics tardifs et le manque de soins compliquent la prise en charge des malades’’, a souligné la conférencière Marie Edouard Faye Diémé.
 
Cette gynécologue-obstétricienne de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar a expliqué, images à l’appui, ce qu’elle a appelé ’’la tumeur maligne’’, qui ’’prend naissance dans les cellules du col de l’utérus, sous forme de métastases’’, lesquelles ’’se propagent sur d’autres parties du corps’’.
 
A la fin de l’exposé de Mme Diémé ponctué d’anecdotes pour détendre l’atmosphère, le recteur de l’Université Assane-Seck, Courfia Kéba Diawara, a salué l’initiative des femmes.
 
’’Nous sommes fiers des femmes, qui se sont mobilisées et ont invité des spécialistes venus nous informer de ces questions cruciales. Cela prouve que dans notre université, les femmes restent les garants de la paix, de la stabilité, de l’harmonie et du vivre ensemble’’, s’est réjoui M. Diawara.

MTN/ESF/BK