Fin de mandat du 8-ème contingent sénégalais de l’Ecomib
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Fin de mandat du 8-ème contingent sénégalais de l’Ecomib

Thiès, 29 oct (APS) - Le commandant de la zone militaire numéro 7, le colonel Babacar Koïta, a procédé jeudi à Thiès à la dissolution du 8-ème contingent sénégalais de la force de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest pour la stabilité et la sécurité en Guinée-Bissau (Ecomib), marquant officiellement la fin de son mandat d’un an. 

Le contingent de 205 éléments, déployé depuis octobre 2019, était composé d’une compagnie de protection et de soutien, d’un hôpital de niveau 2 et de quatre officiers d’état-major, placés sous le commandement du lieutenant-colonel Assane Seck.
 
Le commandant de la zone militaire numéro 7 a salué la contribution de cette mission au retour de la stabilité en Guinée-Bissau, avant de procéder à sa dissolution, lors d’une cérémonie à l’Ecole de l’armée de l’air, à la base militaire de Thiès.
 
"La tâche n’a pas été facile, certes, mais vous avez fait montre d’un professionnalisme qui a valu votre succès au sein de l’Ecomib et les félicitations du gouvernement bissau-guinéen, pour votre contribution au retour à la stabilité de ce pays", a dit le colonel Koïta.
 
Il a relevé que la CEDEAO a décidé de mettre fin au mandat de l’Ecomib, car les objectifs qui lui étaient assignés ont permis de constater une "normalisation constante de la vie de la nation et du fonctionnement" de la République de Guinée-Bissau. Il s’agissait, en particulier, des défis de l’organisation des élections législatives et de la présidentielle.
 
Durant tout le séjour du contingent sénégalais, "aucun cas d’indiscipline, d’inconduite ni de manque de professionnalisme n’a été relevé", s’est réjoui l’officier. 
 
Le contingent a apporté un soutien sanitaire constant aux populations, surtout dans le contexte de la Covid-19, grâce à son hôpital de niveau 2, qui a été "un maillon essentiel" de la force et du contingent, dont la prestation a été saluée par la CEDEAO et la population bissau-guinéenne, selon le lieutenant-colonel Assane Seck.
 
L’Ecomib a été déployée après le coup d’État d’avril 2012, qui avait renversé le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle, dont il était le favori.
 
Selon le colonel Koïta, "la CEDEAO s’est résolument engagée à apporter son soutien pour faire sortir ce pays des crises politiques cycliques et institutionnelles, qui sapent les efforts de recherche de paix et de développement durable".
 
Depuis cette date, le Sénégal s’est orienté vers la sécurité collective, notamment sous-régionale, et a engagé 8 détachements, pour appuyer le gouvernement bissau-guinéen dans le renforcement de son autorité, a-t-il poursuivi.
 
Ce contingent avait aussi comme mandat, de "veiller à la sécurité des institutions et des citoyens, soutenir le programme de réforme postélectoral, fournir l’assistance humanitaire, en cas de besoin, appuyer le programme de réforme du secteur de la défense et de la sécurité".
 

MF/ADI/BK