Extrémisme violent : le directeur du CHEDS mise sur la stratégie nationale de sécurité
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SENEGAL-SECURITE

Extrémisme violent : le directeur du CHEDS mise sur la stratégie nationale de sécurité

Dakar, 27 sept (APS) - Le directeur général du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) de Dakar, le Général de Brigade Amadou Anta Guèye, a souligné vendredi l’importance de la stratégie nationale de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent dans la sous-région.
 
"La stratégie nationale de sécurité reste centrale dans le cadre de la défense du territoire, en sens qu’elle donne une vision globale de la lutte contre l’extrémisme violent au niveau de la sous-région", a-t-il dit.
 
M. Guèye intervenait à la clôture d’un séminaire axé sur le thème : "Lutte et prévention de l’extrémisme religieux : impact de la littérature djihadiste en Afrique de l’Ouest", organisé en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer (FKA).
 
Selon lui, avec la stratégie nationale de sécurité, le CHEDS est en mesure de faire des propositions, de prendre des décisions du point de vue ressources humaines et matérielles, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et sa prévention. 
 
"Nous sommes dans un pays qui est souvent cité comme stable, mais autour de nous, il y a des nations qui sont confrontées à des crises, notamment celle du djihadisme. Et nous avons le sentiment que cette chose avance comme une tache d’huile, d’où notre responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaires pour pouvoir y faire face", a-t-il expliqué. 
 
Il a laissé entendre que le CHEDS fait, dans ce cadre, appel à des spécialistes pour traiter ces questions jugées pertinentes pour la sécurité du Sénégal.
 
Selon M. Guèye, ce séminaire devrait aboutir à l’enrichissement des réflexions individuelles ou collectives sur les questions sécuritaires préoccupant actuellement les décideurs au plus haut niveau, notamment celle de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent à l’échelle nationale et sous-régionale.
 
Pour lui, les conflits se déroulant dans les frontières ou au-delà, menacent le "vivre ensemble" dans les pays de la sous-région ouest-africaine, dans un contexte social international marqué par une désagrégation continue des facteurs de paix et de stabilité.
 
"La place de la coopération dans la lutte contre l’extrémisme violent reste centrale, dans le mesure où elle permet à travers des échanges d’expérience et de renseignement, d’avoir une vue globale sur la stratégie globale qui est en train d’être suscité pour juguler ce phénomène", a souligné la directrice de cabinet du ministre des Forces armées, Aminata Fall Cissé.
 
Elle estime que ces échanges "contribuent à la confrontation d’opinions variées et parfois divergentes sur une question sensible qui doit être étudiée et évaluée en permanence pour préserver la cohésion nationale et la sécurité".
 


AMN/ASB/BK/OID