Etudiants orientés dans le privé : le CUDOPES attend de l’Etat ’’les diligences nécessaires’’
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SENEGAL-FORMATION

Etudiants orientés dans le privé : le CUDOPES attend de l’Etat ’’les diligences nécessaires’’

Dakar, 23 oct (APS) – Le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) dit attendre du gouvernement "les diligences nécessaires" pour que ses pensionnaires pris en charge par l’Etat "puissent reprendre le chemin des classes dès le début du mois de novembre 2018, date d’ouverture de la plus part’’ des structures concernées.


Des étudiants orientés par le ministère de l’Enseignement supérieur dans des universités privées ont été renvoyés à cause du non-paiement de leurs frais de scolarité par l’Etat.
 
Dans un communiqué transmis à l’APS, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal, évoquant cette question, déclare attendre du gouvernement "les diligences nécessaires afin que les jeunes puissent reprendre le chemin des classes dès le début du mois de novembre 2018, date d’ouverture de la plus part des structures en question.

"Conformément à notre dynamique, il s’agit de dire aux parents comme aux étudiants, que la rentrée 2018/2019 n’est pas possible tant que les montants dus ne seront pas payés", peut-on lire.


Le texte fait allusion au paiement des factures de la prise en charge des étudiants orientés dans les établissements d’enseignement supérieur privés, correspondant "à des prestations faites depuis l’année académique 2016-2017, c’est-à-dire des enseignements donnés, des examens faits en licence, BTS et master et même des promotions sorties en juillet 2018".


"Pendant ce temps, des salaires et des charges d’enseignement sont payés, des dépenses de fonctionnement effectuées : seul le patriotisme des EPES justifie que depuis novembre 2017 les enseignements soient assurés", fait valoir le CUDOPES, déplorant que "pendant ce temps, certains EPES sont trainés devant les tribunaux pour diverses raisons et d’autres expulsés de leurs locaux faute de payement des charges locatives".


"A présent, ajoute-t-il, le périmètre du débat concerne en plus de ce que l’Etat doit, l’incidence de la future rentrée 2018/2019 pour les passants en L2, L3, BTS et master : on suppose que même si le programme s’arrête aujourd’hui, ceux qui sont dans le boyau devraient finir leur cursus conformément au contrat".


Le CUDOPES précise que les "seuls effectifs à ne pas prendre en compte pour 2019, concerneraient ceux qui ont fini le cycle en juillet 2018 en BTS, en L3 et en master", signalant que "la question des bacheliers 2018 n’est pas encore posée malgré l’intérêt des étudiants pour les EPES, si on en juge par leurs inscriptions en masse sur Campusen.sn depuis l’ouverture de la plateforme".


Le Cadre unitaire renseigne à ce sujet que les 3 milliards de francs CFA représentant les crédits qui devaient lui revenir au titre de la Loi de finance rectificative LFR votée en juin dernier "viennent seulement de donner lieu à des virements en octobre 2018".

"Les organisations faitières ne sont pas à ce jour, sollicitées pour une rencontre de quelque nature que ce soit : ni oralement ni par écrit", ajoute-t-il. De même, fait-il observer, malgré la demande du chef de l’Etat exprimée à l’ occasion de la réunion du Conseil des ministres du 18 octobre 2018, "le projet de Loi des Finances 2019 ne semble pas avoir pris l’exacte mesure de la dette due aux EPES".


Le président de la République Macky Sall avait invité le gouvernement, lors du conseil des ministres du 17 octobre dernier, à "accélérer" le paiement des factures de la prise en charge des étudiants orientés dans les établissements d’enseignement supérieur privés.
 
Cette instruction a été donnée au gouvernement en vue de l’"amélioration des conditions d’enseignement et de recherche" dans les universités, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
 
Dans ces conditions, "aucun étudiant orienté dans les EPES, ne pourra reprendre ses cours" sans apurement "total des factures en instance couvrant le reliquat de l’année académique 2016-2017 et l’intégralité de l’année académique 2017-2018, dont les prestations sont déjà exécutées, donc le service fait", souligne le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur.


Il évoque aussi le respect des dispositions contractuelles en amont et la mise en œuvre des procédures en aval "pour la mise en place des 50 %, au démarrage et le règlement des décomptes à bonne date au titre de l’année académique 2018-2019".


Le Cadre demande en outre "l’indexation annuelle des crédits sur le nombre d’étudiants comprenant ceux qui sont dans le boyau et les nouveaux bacheliers et licenciés afin de crédibiliser le système et éviter la constitution des impayés au titre des arriérés pour les années à venir"

Le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal, se disant par ailleurs "sensible à la situation universitaire, souhaite que l’orientation des bacheliers de 2018 soit entreprise à travers des discussions entre partenaires pour avoir une rentrée apaisée".

 


 

 

BK/OID/AKS