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SENEGAL-AFRIQUE-POPULATION-STATISTIQUES

"Données et évidences" doivent guider les décisions publiques, selon le directeur régional du FNUAP

Dakar, 1er nov (APS) - Les pays africains doivent travailler à la génération de données régulières pouvant servir à orienter les décisions publiques, a déclaré le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabigué Ngom.

"La réalité n’est pas la même dans tous les pays de la sous-région. C’est pour cette raison qu’il faut faire en sorte que dans tous les pays, les décisions publiques soient guidées par des données et évidences pour pouvoir classer les besoins", a-t-il dit.


M. Ngom s’entretenait avec l’APS, en perspective de la prochaine Conférence internationale sur la population et le développement (12-14 novembre) qui se tient à Nairobi, au Kenya.

"Les progrès sont mitigés parce que dans un même pays, la situation en ce qui concerne le mariage des enfants, l’accès à la planification familiale et les autres secteurs peuvent différer à plus forte raison dans toute la sous-région", a-t-il souligné.

Partant, il est donc selon lui nécessaire de disposer de "données agrégées qui peuvent aider à prendre la bonne décision". 

"En matière de production des données, le Sénégal fait des choses importantes. Il est l’un des rares pays à investir chaque année dans une enquête démographique de santé continue (EDS)", note le directeur régional du FNUAP.

"Il faut promouvoir la génération de données à travers le monde parce que l’utilisation des données qui sortent de ces exercices est un chantier extrêmement important. Si les pays font des efforts dans la génération des données pour guider les décisions publiques, je crois que l’Afrique peut avancer rapidement", a-t-il indiqué. 

Les variables d’interventions et les décisions publiques "doivent être choisies avec beaucoup de tact suivant une approche stratégique. C’est un travail indispensable, c’est pourquoi le Fonds des Nations unies pour la population attache un prix aux questions de données et des évidences parce que des recensements permettent de savoir quels sont les besoins des populations", a déclaré Mabigué Ngom.

Cela devrait permettre une bonne utilisation "des ressources qui sont actuellement rares au lieu d’aller construire des écoles additionnelles à des endroits où l’on n’a pas besoin par exemple", a souligné M. Ngom.

SKS/BK