Diourbel : le CDPE s’insurge contre les violences faites aux enfants
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SENEGAL-SOCIETE

Diourbel : le CDPE s’insurge contre les violences faites aux enfants

Diourbel, 7 mars (APS) – Les responsables du Comité départemental de Diourbel pour la protection de l’enfance (CDPE) ont dit, mardi, leur inquiétude par rapport à la situation "d’anxiété" qui s’est installée avec les cas de rapt et de vols d’enfants notés ces derniers temps.



A la fin de leur séminaire de formation organisé lundi et mardi, les membres du CDPE ont tenu à partager leur inquiétude quant à la recrudescence des cas de violences faites aux enfants. 

"La psychose s’installe. Aujourd’hui les parents ont peur et les enfants sont anxieux, et rien que le fait d’apercevoir un véhicule 4X4 de couleur noire crée une débandade" a analysé le chef du service régional de l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO), Pape Diallo. 

Selon lui, "cette psychose va creuser davantage le fossé entre l’enfant et l’adulte".

M. Diallo a laissé entendre qu’"il existe des adultes qui pensent qu’il faut utiliser un enfant innocent pour satisfaire certains besoins socio-culturels".

Toutefois, a-t-il relevé, l’Etat a mis en place la stratégie nationale pour la protection de l’enfance et le CDPE, ce cadre de coordination, d’harmonisation et de mutualisation des efforts, doit prendre en charge tout enfant dont sa santé, sa sécurité, sa moralité sont compromises ou risquent de l’être.

La spécificité de la ville de Diourbel a été au centre des débats lors de cet atelier organisé par la Fédération du Baol en partenariat avec l’ONG Child fund et présidé par l’adjoint au préfet, Ibrahima Ndour.

Ici, l’expérience acquise avec les "Ndéyou Daara" constitue une réponse à la mendicité des enfants avec des femmes volontaires qui font le linge et donnent la nourriture aux pensionnaires des daaras avec leurs propres moyens financiers.

"L’exemple de ces familles formalisées est une innovation majeure qui mérite d’être encadrée pour une réponse efficace et à long terme à la question de la mendicité" a estimé Pape Diallo.

Qui a invité les membres du CDPE à mettre en place un fonds d’urgence pour la prise en charge des enfants victimes de maltraitance, d’abus sexuels, d’exploitation, etc.

M. Diallo a aussi salué la mise en place par l’Etat des filets sociaux destinés à accompagner la femme-mère dans son envie de faire retrouver à son enfant tous les équilibres qu’il avait perdus.

"Les filets sociaux, a-t-il expliqué, ont été posés pour répondre à la pauvreté, à la vulnérabilité des enfants". "La CMU, la bourse familiale, la Carte d’égalité des chances sont aussi des mécanismes qui servent à accompagner les populations et les couches vulnérables" a-t-il ajouté.


ID/PON