Diourbel : lancement des opérations de retrait des animaux en divagation
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SENEGAL-SOCIETE

Diourbel : lancement des opérations de retrait des animaux en divagation

Diourbel, 18 nov (APS) - Le préfet de Diourbel, Ibrahima Fall, a procédé ce mercredi au lancement des opérations de retrait des animaux en divagation dans la commune chef-lieu de ce département du centre du pays, a constaté l’APS.

L’autorité préfectorale et ses équipes ont dans un premier temps ciblé le quartier Cheikh Anta où 13 chèvres, 8 porcs et 2 ânes en divagation ont été capturés et mis en fourrière.

L’opération s’est notamment déroulée en collaboration avec la Police, le service local de l’élevage et des productions animales, le service d’hygiène et la mairie de Diourbel.

‘’Nous avions demandé à la mairie de prendre toutes les dispositions en mettant en place une bâche pour éviter que les animaux ne soient exposés au soleil ainsi que des barrières pour les protéger davantage’’, a expliqué le préfet.

La municipalité a ainsi acheté 10 sacs d’aliments de bétail, autant de sacs de foin pour assurer l’alimentation des animaux capturés.

A l’issue de cette première journée d’opération, les propriétaires disposent d’un délai de 8 jours pour aller aux services publics communaux récupérer leurs animaux moyennant le paiement d’une taxe, a précisé l’autorité administrative.

Selon lui, une fois ce délai légal expiré, la commune de Diourbel est fondée à procéder à la vente aux enchères par une commission dans laquelle le préfet désignera un représentant en plus du représentant du percepteur municipal.

’’La taxe à payer est déjà fixé par le décret qui réglemente la mise en fourrière des animaux modifié en 2017. Si on se fie au dispositif de ce texte, le citoyen devra payer 2000 FCFA par animal par jour de garde et 2000FCFA pour la conduite’’, a-t-il rappelé.

Les autorités ont décidé de faire ces rafles parce que la divagation des animaux notamment celle des porcs commençaient à avoir des conséquences sur la cohésion sociale. Les gens procédaient à la lapidation des animaux.

’’Nous avons pensé regrouper les acteurs concernés, l’association des éleveurs, les services techniques mais également les collectivités territoriales pour partager et trouver des solutions à ce phénomène’’, a indiqué M. Fall.

FD/AKS/OID