Des bénévoles de l’hydraulique rurale demandent leur recrutement par l’Etat
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SENEGAL-SOCIETE

Des bénévoles de l’hydraulique rurale demandent leur recrutement par l’Etat

Louga, 24 août (APS) - Des bénévoles de l’hydraulique rurale du Sénégal, qui disent travailler dans ’’des conditions difficiles et précaires’’, demandent à l’Etat du Sénégal de les recruter, afin de leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie.

 
‘’Nous demandons à l’Etat de nous recruter. Nous travaillons 24h sur 24. Certains ont fait 10 ans, 20 ans et 30 ans sans contrat alors que nous assurons 80% du travail. Notre situation est inadmissible’’, a dit leur Secrétaire général, Babacar Ly.
 
S’exprimant lors d’une conférence de presse, M. Ly a fait savoir que si l’Etat ne réagit pas à leur requête d’ici les prochaines semaines, ils iront ‘’déposer un préavis de grève de 72 heures’’.
 
‘’L’Etat ne doit pas attendre que nous partions en grève pour réagir parce qu’avec seulement 12 millions de Francs CFA par mois, il peut recruter les 85 bénévoles’’, a-t-il expliqué.
 
Le travail des bénévoles de l’hydraulique consiste à dépanner les forages dans le monde rural. Ils sont 20 à Louga, 13 à Kaolack, sept à Ziguinchor, trois à Sédhiou, huit à Touba, sept à Linguère et NDioum et neuf à Tambacounda, entre autres localités. 
 
Au Sénégal, dit-il, ’’il y a près de 1900 forages gérés par les bénévoles, même les forages que l’Etat a donnés à des privés’’.
 
Venu soutenir ces bénévoles de l’hydraulique rurale, le leader du mouvement FRAPP/France dégage, Guy Marius Sagna, a soutenu que ces pères et soutiens de famille vivent ‘’un drame indescriptible’’.
 
‘’Ce sont des époux. Ils assurent la responsabilité de l’eau dans plusieurs villages du Sénégal. Si ce n’était pas eux, beaucoup de villages seraient dans une situation difficile. Ils doivent être payés par des contrats, des prises en charge médicales et des salaires réguliers’’, a-t-il plaidé. 
 
Selon lui, ‘’des gens ont été recrutés au détriment de ces bénévoles qui font un travail remarquable en rendant disponible l’eau’’.
 
’’Avec moins de 140 millions de FCFA par an’’, soutient M. Sagna, l’Etat peut recruter et payer mensuellement ces 85 contractuels. 
 
‘’L’argent existe au Sénégal et il faut le mettre dans les priorités. Nous pensons que dépanner les forages et les populations fait partie des priorités dans ce pays’’, a-t-il lancé.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

SK/ADL/MD