PGO : Diourbel planche sur l’identification des défis en matière de bonne gouvernance
APS
SENEGAL-GOUVERNANCE

PGO : Diourbel planche sur l’identification des défis en matière de bonne gouvernance

Diourbel, 10 déc (APS) - Les acteurs de l’administration et du secteur privé, ainsi que les organisations de la société civile et les journalistes de la région de Diourbel se sont attelés jeudi à identifier les défis liés à la question de la bonne gouvernance, en vue de leur prise en compte dans le plan national du partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), a constaté l’APS.
 
Ils ont mené cet exercice au cours d’une consultation citoyenne dans le cadre du partenariat pour un gouvernement ouvert.
 
"Pour préparer le plan d’action national, il est très important que ces consultations citoyennes se fassent dans les régions en impliquant l’administration, le secteur privé, les organisations de la société civile et la presse", a déclaré Rokhaya Gassama, présidente du Conseil national des femmes. 
 
Le PGO est un partenariat multilatéral visant à promouvoir un gouvernement ouvert, la transparence de l’action politique et son ouverture à de nouvelles formes de concertations et de collaboration avec la société civile, en s’appuyant notamment sur le numérique et les nouvelles technologies.
 
L’Etat du Sénégal est membre de ce partenariat ouvert depuis 2018. Le Sénégal a déjà initié une lettre d’intention pour faire partie de ce partenariat ouvert, dont sont membres 79 pays, une quinzaine du continent africain. 
 
Selon Mme Gassama, chaque région doit identifier les défis en dégageant des priorités afin qu’ils puissent intégrer le plan national d’action.
 
Il relève que les pouvoirs publics sénégalais ont fait des efforts, notamment dans les domaines de la bonne gouvernance et de l’accès à l’information, l’accès à la justice, les nouvelles technologies de l’information, la lutte contre la corruption, en mettant en place des institutions dédiées.
 
"Pour l’accès à l’information, le Sénégal s’est engagé dans une dynamique en vue de combler le déficit lié à son acceptation et son adhésion au mécanisme du PGO. (…)", a pour sa part expliqué Meissa Diakhaté, professeur de droit public.
 
Selon lui, "le seul défit qu’il conviendrait de relever, c’est comment bâtir un dispositif cohérent mais permettant de demander des informations à l’administration et à des organes qui seront pourvoyeurs de cette information".
 
Il faut aussi mettre en place un mécanisme juridictionnel au besoin pour statuer sur le contentieux que pourrait générer cet accès à l’information.
 
"C’est dans ce sens que la direction de la bonne gouvernance, sous la houlette du ministère" concernée, "est en train de mettre en place un dispositif législatif", a-t-il avancé.

FD/ASG/BK