Babacar Diagne inisiste sur la nécessité de corriger les
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SENEGAL-MEDIAS-REGULATION

Babacar Diagne inisiste sur la nécessité de corriger les "manquements’’ du paysage audiovisuel

Saint-Louis, 28 nov (APS) - Le Sénégal compte "250 radios et plus de 20 télévisions’’ dont beaucoup ne disposent pas de convention et ne respectent pas de cahier de charges, a déploré le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Babacar Diagne, insistant sur la nécessité de corriger ces "manquements" pour mettre fin à cette "anarchie totale dans le secteur de l’audiovisuel".

"Le Sénégal dispose aujourd’hui de 259 radios et plus de 20 télévisions identifiées", "beaucoup d’entre-elles n’ont pas de convention, encore moins de cahiers de charges", a-t-il déclaré à l’ouverture d’un atelier régional de sensibilisation et de partage avec les journalistes opérant dans les régions de Saint-Louis, Matam et Louga.
 
Selon le président du CNRA, cette situation a induit "une désorganisation et une anarchie totale dans le secteur de l’audiovisuel", d’où la nécessité de corriger ces "manquements, pour arriver à obtenir un paysage médiatique riche et conforme à la législation" et "éviter les dérives dans ce secteur".
 
Babacar Diagne note que cette rencontre vise essentiellement à outiller les hommes de médias sur les dispositions prises par le régulateur audiovisuel en direction des prochaines consultations électorales dont la présidentielle de février 2019, "des moments importants pour la démocratie".
 
Plusieurs communications étaient au menu de cet atelier régional, dont celle animée par le directeur de cabinet du CNRA, Matar Sall, sur "les modalités pratiques d’organisation et de couverture médiatique des campagnes électorales, surtout en direction des élections présidentielles de 2019". 
 
Les journalistes doivent comprendre la mission et le rôle du CNRA, en faisant preuve d’une ’’grande conscience professionnelle’’ et de "sens républicain dans la défense de l’intérieur national", a indiqué M. Sall, juriste de formation.
 
Dans ce cadre, a-t-il rappelé, le CNRA, organe de régulation des medias, "veille à ce que le principe d’égalité entre les candidats soit respecté dans les programmes d’information du service public de l’information, qui représentent la reproduction et les commentaires des déclarations, écrits, activités des candidats (...)’’.
 
Le journaliste Ibrahima Bakhoum a lui animé une communication sur "les pratiques conformes aux règles d’éthique et de déontologie dans les medias".
 
Il n’a pas manqué, dans son propos, d’attirer l’attention des journalistes sur la manière de traiter les informations en période de précampagne et de campagne électorale, insistant sur le fait que "l’éthique et la déontologie doivent guider les hommes de médias".
 
Il a par ailleurs conseillé aux journalistes de considérer que "le droit à l’information du public, à une information juste et équilibrée prime sur toute autre considération", ce qui doit par exemple amener à se conformer à la vérité "sans tenir compte d’aucune considération personnelle".
 
Selon lui, le journaliste, dans l’exercice de sa mission, "doit respecter la dignité de la personne humaine et de groupes sociaux, notamment les groupes minoritaires" et ne procéder à "aucune altération de l’information, notamment par la suppression d’éléments essentiels à son équilibre et son impartialité".

BD/BK/ASG