Des ‘’avancées significatives’’ dans la réforme de la gestion des forages ruraux
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SENEGAL-HYDRAULIQUE-REFORME

Des ‘’avancées significatives’’ dans la réforme de la gestion des forages ruraux

Ndiakhou, 24 mars (APS) - Le directeur général de l’OFOR a vanté, mercredi, les ‘’avancées significatives’’ notées dans la réforme de la gestion des forages ruraux, confiée depuis 2015 à des privés, avec un taux de desserte de 98% enregistré dans les 516 sites concernés.
 
‘’Sur les 516 sites qui sont déjà pris par les fermiers, la desserte tourne autour de 98%’’, a dit Seyni Ndao, en visitant le chantier d’un forage de 150 mètres cubes réalisé à Ndiakhou, dans la commune de Touba Toul, dans le cadre du PEAMUR.
 
‘’C’est un très bon taux, ça veut dire qu’il n’y a pas de problème’’, a-t-il ajouté, évoquant ‘’des avancées significatives dans le cadre de cette réforme’’.
 
Pour lui, l’impression selon laquelle l’eau est plus chère en milieu rural qu’en milieu urbain, n’est pas vérifiée. La moyenne des tranches de facturation est de 500 francs CFA le mètre cube en ville, contre 250 francs CFA en campagne, a-t-il dit. Ce qui revient à 5 francs CFA la bassine.
 
Il a estimé toutefois concernant les griefs formulés à l’encontre de certaines sociétés gestionnaires de forages ruraux, que c’est le propre de toute réforme. ‘’Il y a toujours des réfractaires et des frileux’’, a-t-il dit, tout en évoquant l’ ‘’enjeu financier’’ autour de la gestion des forages ruraux.
 
 ‘’Ce qui compte dans cette réforme, c’est l’entretien et la maintenance préventive’’, afin de conserver les infrastructures le plus longtemps possible’’ et permettre à l’Etat d’en réaliser pour les populations non encore desservies, a-t-il expliqué.
 
Avant la délégation de ce service public à quatre sociétés privées à travers le pays, les pannes de pompe ou d’autres natures privaient les usagers d’eau et nécessitaient l’intervention de l’Etat, eu égard à l’insolvabilité des associations d’usagers de forage. D’où une nécessité de ‘’professionnaliser’’ la gestion du service public de l’eau en zone rurale. 
 
Il estime qu’en poursuivant la concertation et la sensibilisation des bénéficiaires, les effets de la réforme seront visibles.
 
Un bureau d’étude choisi pour évaluer cette réforme, devrait soumettre dans deux mois, ses recommandations à l’autorité, pour qu’elle apporte les ‘’corrections nécessaires’’, a-t-il annoncé. Attentif aux voix qui s’élevaient contre cette réforme, le président de la République avait demandé son évaluation le 2 octobre 2019 en Conseil des ministres, a-t-il relevé. 
 
Le DG de l’OFOR a, somme toute, souligné les efforts l’Etat à travers divers programmes, qui ont permis au Sénégal d’atteindre un taux d’accès à l’eau potable de 94%, et qui a valu au pays d’être désigné pour abriter le 9-ème forum mondial de l’eau. 
 
Seyni Ndao s’est montré optimiste de voir le pays atteindre l’accès universel à l’eau dans dix ans.

ADI/ASB/OID