Accidents de la route à Fatick : les acteurs régionaux suggèrent des ralentisseurs pour
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SENEGAL-SOCIETE

Accidents de la route à Fatick : les acteurs régionaux suggèrent des ralentisseurs pour "limiter les dégâts’’

Fatick, 28 mai (APS) - Les acteurs de la région de Fatick suggèrent la mise en place de ralentisseurs pour "limiter les dégâts" causés par les nombreux accidents mortels enregistrés sur le tronçon routier Ndiosmone-Keur Martin-Diouroup, de la Route nationale numéro 1. 
 
"Il ne se passe pas un mois où je ne mentionne pas dans mon rapport mensuel sur la sécurité l’érection de ralentisseurs sur le tronçon routier Ndiosmone-Keur Martin-Diouroup de la RN1", a rappelé l’adjoint au gouverneur de Fatick chargé des affaires administratives, El Hadj Sémou Diouf.

Il s’exprimait jeudi au cours d’un forum sur la sécurité routière et le civisme organisé par l’ONG Partners West Africa Sénégal.
 
"En tant qu’autorité administrative, ce que nous pouvons, c’est de faire un plaidoyer pour l’érection de ralentisseurs pour limiter les accidents mortels sur ce tronçon", a-t-il expliqué. Il espère que son appel sera entendu par les autorités pour la concrétisation de cette idée.
 
"Les populations des villages situés le long de ce tronçon, en l’occurrence Diouroup, Keur Martin, Ndiongolor, Ndiosmone veulent des ralentisseurs pour lutter contre les accidents", a fait savoir l’adjoint au gouverneur.
 
Le sous-préfet de l’arrondissement de Tattaguine, Aliou Wade, affirme que les accidents mortels sur ce tronçon de la RN1 "sont un casse-tête" pour les autorités.
 
Il estime que "la solution contre ces accidents récurrents et parfois mortels réside dans l’érection de ralentisseurs avec l’AGEROUTE".
 
Selon lui, l’arrondissement de Tattaguine a la particularité d’être traversé par la RN1 sur 35 kilomètres dont le tronçon accidentogène Ndiosmone-Keur Martin-Diouroup.

Ce tronçon comprend "12 virages relativement importants" qui, avec l’excès de vitesse, représentent peut-être "un des facteurs responsables de ces accidents récurrents", a-t-il déclaré.
 
"L’essentiel des accidents enregistrés dans la région sont survenus sur la RN1, en particulier sur le tronçon Ndiosmone Keur Martin- Diouroup", a quant à lui rappelé le commandant des sapeurs-pompiers de Fatick, le lieutenant Mansour Faye.
 
"Sur ce tronçon, nous intervenons beaucoup, nous y avons également les accidents les plus graves et les plus mortels", a-t-il souligné.
 
Il considère que cette fréquence des accidents "est un argument valable pour l’érection de ralentisseurs" sur cette partie de la RN1.
 
"Il faut agir et au sortir de cette rencontre, que des actes concrets soient posés pour arrêter cette hécatombe sur nos routes", a plaidé le lieutenant Faye.
 
Fortement interpellé par les participants, le représentant de l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE), Moustapha Diaw, précise que "l’érection de ralentisseurs sur la RN1 n’est pas du simple ressort" de cette agence.
 
"L’AGEROUTE, a-t-il expliqué, ne réalise pas des ralentisseurs sans au préalable recevoir une autorisation des autorités compétentes conformément à la réglementation en vigueur sur les corridors de la CEDEAO."
 
Elle a certes érigé des ralentisseurs sur des points accidentogène, "mais cela nécessite une autorisation au préalable", a-t-il insisté. 
 
En attendant, il s’est félicité de la présence et de la vigilance des gendarmes qui veillent notamment sur l’excès de vitesse.

"Les sanctions pécuniaires pour excès de vitesse pourront, selon lui, dissuader les chauffeurs à rouler vite sur la RN1."
 
Les intervenants à ce forum ont dans leur écrasante majorité appelé les usagers de la route à un changement de comportement, au respect du Code de la route et à la prudence pour lutter contre les accidents.
 
Selon des statistiques des sapeurs-pompiers de Fatick, la région a enregistré entre janvier 2020 et le 26 mai 2021, 847 accidents de la route pour 45 décès. 

AB/ASG/BK