ABC invite à repenser le système éducatif pour un meilleur culte de la citoyenneté
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SENEGAL-EDUCATION

ABC invite à repenser le système éducatif pour un meilleur culte de la citoyenneté

Ziguinchor, 19 août (APS) – Le système éducatif sénégalais a produit de hauts cadres dans l’administration centrale et dans des structures internationales, a rappelé vendredi à Ziguinchor (sud) le médiateur de la République Me Alioune Badara Cissé, invitant les écoliers à ’’plus de citoyenneté’’.
 

’’Nous avions un système éducatif qui a toujours produit de grands cadres nationaux et africains. Nous avions des écoles de pointe et des Sénégalais ont très tôt occupé de hautes responsabilités dans les institutions africaines et mondiales’’, a notamment dit Me Cissé.
 
Il introduisait le même jour le discours inaugural de la troisième édition de l’université d’été du mouvement Navétanes, ouverte vendredi à Ziguinchor. A l’initiative de l’Organisme national de coordination des activités de vacances (ONCAV), la rencontre est axée sur le thème central "Citoyenneté active au service du développement durable et de la culture de la paix’’.
 
Elle a réuni, outre le médiateur de la République, le président du parlement de la CEDEAO Moustapha Cissé Lô, les autorités administratives et locales, des opérateurs économiques dont Serigne Mboup, le président de la Fédération sénégalaise de football Augustin Senghor, le président de la commission de l’UNESCO Aliou Ly entre autres officiels.
 
’’Actuellement, le système peine à produire ces hauts cadres, ces talents respectés partout, parce que nous avons de plus en plus une jeunesse habituée à des jets de cailloux, de destruction de biens publics, parce que le système éducatif est pollué par d’incessantes grèves’’, a fait observer Alioune Badara Cissé.
 
’’Les meilleurs élèves qui postulent pour des pré-inscriptions n’y arrivent plus parce que les examens et compositions ne se tiennent plus à date’’, a-t-il déploré, avant de revenir sur les ‘’grosses potentialités dont regorge le pays pour réussir son développement’’.
 
’’Nous avons une jeunesse extraordinaire, des terres fertiles, de grandes surfaces cultivables. Dans les pays limitrophes, il est rare de voir un bachelier avant 1960. Tout le contraire du Sénégal. Nous devons tout faire pour remettre les choses à l’endroit’’, a plaidé le médiateur de la République.

MTN/OID/ASG