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2016 en Casamance : accalmie et regain des activités
APS
SENEGAL-REGIONS-RETRO

2016 en Casamance : accalmie et regain des activités


+++Par Mohamed Tidiane Ndiaye+++


 


Ziguinchor, 28 déc (APS) - L’accalmie s’est poursuivie en 2016 en Casamance, où l’annonce de la décision de la France de retirer le sud sénégalais des zones déconseillées à ses ressortissants a fortement revigoré les activités, en particulier dans les secteurs clé de l’économie.


 


Parler d’accalmie est même un euphémisme. En fait, l’apaisement est aujourd’hui plus qu’une réalité en Casamance. Autrefois quasi-quotidiens, les attaques et les braquages sont devenus rares, voire inexistants durant toute l’année 2016. Une confirmation de la tendance notée au cours de ces dernières années.


 


Très fréquentée par les touristes dans les années 1970-1980, la région naturelle de la Casamance a vu ses activités économiques ébranlées, en particulier le tourisme. Un résultat de l’éclatement du conflit armé lié à la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). 


 


A cause de cette situation, les flux touristiques en direction de la région ont connu une chute libre, surtout avec la disparition, en 1994, de quatre touristes français, dans le Parc national de la Basse-Casamance.


 


Plusieurs ambassades étrangères, dont la France, avaient demandé ainsi à leurs ressortissants de ne plus se rendre au-delà de la zone du Cap-Skirring, à l’extrémité sud-ouest du département d’Oussouye.


 


Ces dernières années, le gouvernement sénégalais a pris plusieurs mesures pour relancer le tourisme en Casamance qui regroupe les régions administratives de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.


 


Ainsi, en 2015, lors d’une tournée économique dans la zone sud, le président Macky Sall avait annoncé une exonération fiscale au profit des promoteurs touristiques de cette partie du pays et déclaré la Casamance zone touristique d’intérêt national.


 


 


Cette accalmie, la plus forte depuis le début du conflit aux dires de certains observateurs, a sans doute poussé le ministère français des Affaires étrangères à procéder, au début du mois d’octobre 2016, à une modification de sa carte ‘’Conseils aux voyageurs’’. Selon le Quai d’Orsay, la Casamance ‘’n’est plus classée comme étant une zone à risques’’.


 


Aussi a-t-on assisté à une ruée de diplomates dans la zone sud avec les visites des ambassadeurs de la France, des Pays-Bas, de l’Italie et des Etats-Unis d’Amérique. La Casamance a aussi accueilli un pool d’hommes d’affaires français, composé du directeur général d’Eiffage, Gérard Sénac, et de responsables de France Télécoms et d’Air France.


 


Au niveau local, des initiatives se sont multipliées à l’annonce de la nouvelle du déclassement de la Casamance. C’est ainsi que la commune de Djémbéring a organisé une manifestation de 72 heures axée sur le tourisme, pour ‘’communiquer et partager avec les populations sur la nouvelle donne’’.


 


‘’L’objectif est de mettre en œuvre toutes les actions possibles pour faire de la zone touristique du Cap-Skrring, une destination de référence nationale, sous régionale et mondiale’’, expliquait son maire, Tombong Guèye, lors de la cérémonie officielle d’ouverture, devant l’ambassadeur de France et plusieurs acteurs touristiques.


 


Le gouverneur de la région Al Hassan Sall et le préfet de Ziguinchor Ibra Fall, tous deux arrivés à Ziguinchor au cours de l’année 2016, ne cessent de multiplier les appels à l’endroit des différents acteurs. Objectif : saisir les nouvelles opportunités offertes par les mécanismes d’accompagnement mis en place par l’Etat pour appuyer les différents acteurs et booster le développement de la région.


 

MTN/ASG