Le Front national Baatu Askanwi
APS
SENEGAL-FRANCE-POLITIQUE-LEGISLATIVES

Le Front national Baatu Askanwi "n’a aucune filiation" avec le parti de Marine Le Pen (leader)


Dakar, 11 juil (APS) – Mansour Ndiaye, le leader du Front national "Baatu Askan Wi" candidat aux législatives du 30 juillet a réfuté "toute ressemblance ou toute filiation" entre sa formation politique et le parti de la députée française, Marine Le Pen.


"Nous n’avons rien à voir, vraiment rien de commun avec cette formation, nous sommes opposées à leurs idées", a répondu sèchement le responsable politique interrogé sur la ressemblance entre les dénominations de leurs partis politiques.


"Nous ne faisons aucune chasse aux étrangers, chez nous les étrangers ne sont pas perçus comme des boucs émissaires", a-t-il insisté, dans un entretien avec l’APS.


Appelé à expliciter la dénomination de la formation qu’il dirige, il a souligné que le vocable "Front national n’est pas plus important que Baatu Askan Wi".


"Mieux, notre ambition, c’est d’être la voie du peuple. Nous ambitionnons d’envoyer à l’assemblée nationale des députés qui seront des voix du peuple", a souligné ce spécialiste de la Micro-finance qui avait annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012 avant de se retirer au profit du candidat Moustapha Niasse.


"Nous fondons notre démarche sur notre expérience sur le terrain, sur la vie de tous les jours en étant en contact permanent avec nos compatriotes", a-t-il dit, rappelant être allé à la présidentielle sous l’étiquette de la formation politique "Dole Yakaar".


"Nous nous sommes rendus compte que ces leaders et autres formations politiques continuaient d’avoir les mêmes pratiques politiques et nous avons besoin de changer les choses dans notre pays", a-t-il dit, soulignant la nécessité de faire comprendre aux citoyens qu’"on peut faire autrement et mieux".


"Nous voulons être ces voix qui apporteront le changement dans la manière de faire la politique", a-t-il martelé.


"Vous voyez que ça n’a rien à avoir avec le Front national français", a-t-il questionné, ajoutant qu’il prône la préférence nationale en matière économique.


"En ce qui concerne les emplois, les investissements et les financements, je suis d’avis que nos compatriotes doivent être servis les premiers", a-t-il dit, évoquant des marchés donnés à des multinationales étrangères alors que des Sénégalais auraient pu réussir mieux.


SD/PON