Ministre de la Justice :
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Ministre de la Justice : "La suppression du poste de PM n’entrave aucunement les institutions"

Dakar, 5 mai (APS) - La suppression du poste de Premier ministre n’entrave "aucunement" le fonctionnement des institutions de la République, a déclaré samedi à Dakar, le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Malick Sall.
 
"La suppression du poste de Premier ministre n’entrave aucunement les institutions du Sénégal dans la mesure où ce poste en tant que tel n’est pas une institution en soi", a-t-il notamment dit.
 
Le ministre de la Justice répondait à une interpellation du député Mamadou Lamine Diallo (opposition), lors du vote de loi de la révision constitutionnelle devant notamment consacrer la suppression du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.
 
Le projet de loi portant révision de la Constitution a été adopté samedi par une écrasante majorité des députés, avec 124 voix pour et 7 contre. Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants. 
 
"La Constitution n’énonce que les grands principes", a soutenu le ministre de la Justice qui a fait face aux députés pendant près de 9 heures de temps (11h-19h) pour défendre ce projet de révision constitutionnelle.
 
"Et dans ce cas d’espèce, il a estimé que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale en cours de réforme "pourrait apporter des réponses pour une bonne application de cette mesure". 
 
"Cette réforme va permettre au président de la République d’être en contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques", a expliqué le ministre de la Justice, avant de féliciter les députés pour l’adoption de ce projet de loi. 
 
Il a aussi précisé que cette mesure s’avère opportune, en ce sens qu’elle permet "d’écourter les processus administratifs jusque-là centrés autour du président de la République". 
 
Le ministre a également assuré que cette réforme se justifie "amplement" compte tenu du temps court dont dispose maintenant le président de la République avec la réduction du mandat de 7 à 5 ans. 
 
La suppression du poste de Premier ministre va permettre d’économiser quelque 193 milliards de FCFA dans les quatre prochaines années, lit-on encore dans l’exposé des motifs.



SMD/ASB