La hausse du financement de l’apprentissage reste ‘’un défi’’, selon Dame Diop
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SENEGAL-FORMATION-EMPLOI

La hausse du financement de l’apprentissage reste ‘’un défi’’, selon Dame Diop

Dakar, 6 août (APS) – La hausse du financement de l’apprentissage reste ‘’un défi’’ à relever, malgré les efforts fournis par l’Etat, a reconnu mardi le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop.

‘’Malgré les efforts de l’Etat pour promouvoir la rénovation de l’apprentissage en lien avec la volonté politique, plusieurs fois affirmée, l’augmentation du financement (…) constitue encore un défi’’, a dit M. Diop lors d’une séance plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Il était interrogé par les membres du CESE sur ‘’la rénovation de l’apprentissage, la promotion de la créativité et du travail décent au Sénégal : impact sur le développement de l’auto-emploi des jeunes’’.

Rénover l’apprentissage, encourager la créativité et promouvoir le travail décent permettront, en plus du fait d’avAoir ‘’une bonne stratégie de communication’’, d’accélérer la marche du pays vers l’émergence, selon Dame Diop.

Il s’agit, pour lui, de faire de la formation professionnelle et technique, de l’artisanat et de l’apprentissage des instruments de facilitation de l’accès à l’emploi.

‘’Le Sénégal s’est illustré par l’accélération des réformes majeures au sein du marché du travail, ce qui a abouti à l’évolution d’un cadre juridique de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’investissement’’, a-t-il souligné.

La seule amélioration du cadre juridique de ce secteur n’a pas permis d’obtenir les résultats souhaités, a-t-il constaté sur la base des résultats d’une ‘’analyse situationnelle’’ du marché de l’emploi au Sénégal.

‘’Cette analyse, a-t-il dit, fait état d’un marché de l’emploi très étroit, avec le recensement de plus de 400 mille unités économiques dont les 97 % évoluent dans le secteur informel.’’

Les résultats de l’Enquête nationale de l’emploi au Sénégal (ENES 2015) révèlent que la population occupée est constituée de 23 % de travailleurs, de 35,1 % d’employeurs et d’auto-employeurs, et de 41,5% d’aides familiaux, rappelle Dame Diop.

L’emploi salarié concerne seulement 28,7 % de la population occupée dont 80 % ne bénéficient d’aucune forme de protection sociale, ajoute-t-il, sur la base de l’ENES 2015.

AMN/ESF/ASG