La Commission mixte de la CEDEAO se penche sur la situation des droits humains
APS
SENEGAL-AFRIQUE-INTEGRATION

La Commission mixte de la CEDEAO se penche sur la situation des droits humains

Dakar, 11 Avril (APS) - Le respect des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité est sans doute une des préoccupations majeures des différentes communautés qui vivent dans l’espace de la CEDEAO, a souligné, mercredi, à Dakar, le président du Parlement de l’organisation sous-régionale.

Le terrorisme, les rébellions armés et les crises politiques constituent des facteurs qui fragilisent la jouissance effective des droits fondamentaux, a dit Moustapha Cissé Lô.
 
Il s’exprimait lors de la réunion délocalisée de la commission mixte de la CEDEAO portant sur le thème : "La situation des droits humains dans les zones en crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest".

"L’objectif général de la réunion est de permettre au Parlement de s’informer de la situation des droits humains dans les zones en crise sécuritaire dans l’espace communautaire, afin d’apporter sa contribution à l’amélioration des conditions des populations victimes de ces crises", a-t-il expliqué.
 
Selon lui, "le respect des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité est sans doute une des préoccupations majeures des différentes communautés qui vivent dans l’espace de la CEDEAO".
 
"Le terrorisme et les rébellions armées, les crises politiques constituent des facteurs qui fragilisent la jouissance effective des droits fondamentaux reconnue à la fois par les Constitutions nationale des États membres et par le Protocole de la CEDEAO", a-t-il souligné.
 
"Avec l’accentuation du terrorisme dans la sous-région (…) une nouvelle forme de crise se manifeste", a soutenu pour sa part, la Co-présidente de la commission mixte de la CEDEAO Fatoumata Diabaly.
 
Elle a souligné que pour "faire face à cette nouvelle menace, les gouvernements et la Communauté internationale ont pris des initiatives vigoureuses de sécurisation des espaces affectés par la crise sécuritaire notamment au Nord-Est du Nigeria, le Nord et le Centre du Mali, le Niger et le Burkina Faso".
 
Selon elle, "toutes ces crises ont eu comme conséquence la création de graves situations humanitaires dans les zones en conflit avec des milliers de personnes déplacées et de réfugiées à travers la sous-région".
 
Pour le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, "ces nouveaux conflits mettent parfois en jeu l’autorité de l’État, parce qu’essaiment, dans certaines zones de non-droit, des groupuscules qui chargent ce couple infernal de la violence et de l’injustice, c’est-à-dire la négation des droits humains". 
 
"Aujourd’hui, avec l’expression de cette violence qui ignore les frontières, l’on comprend aisément l’impérieuse nécessité de promouvoir une coopération étroite entre les États, pour juguler un mal souvent mû par un aveuglement qui charrie des certitudes aux antipodes de la rationalité consubstantielle à notre condition d’homme", a-t-il ajouté. 
 
La rencontre de Dakar se tient à la suite du forum parlementaire sur la migration et la libre circulation des personnes et des biens et la première session extraordinaire, organisés à Dakar au mois de février sous la présidence du président Macky Sall.

DS/OID/ASB