Sakal a réglé à 90 pour cent son problème hydraulique (maire)
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SENEGAL-DECENTRALISATION

Sakal a réglé à 90 pour cent son problème hydraulique (maire)

Sakal, 17 jan (APS) - L’accès à l’eau potable est un problème à 90 pour cent réglé à Sakal, a affirmé mardi le maire de cette localité, Birahim Diagne, louant la coopération nouée avec la commune française d’Argenta qui a permis de mettre en place un programme touchant l’essentiel des villages où l’eau était une denrée rare.


"Au début de mon avènement, il y a une dizaine d’années, tous les problèmes de Sakal se limitaient au déficit en eau, mais, maintenant, ce problème est réglé à 90 pour cent" s’est félicité M. Diagne, en marge du vote de budget de sa commune.

"Ce partenariat noué avec Argenta a permis de couvrir une bonne partie de notre commune", a-t-il souligné, indiquant qu’il était même possible d’atteindre un taux de 100%, s’il n’y avait pas "des mesures draconiennes pour les branchements en milieu rural".


Le maire de Sakal a par ailleurs estimé que sa commune, qui investit le plus dans des secteurs prioritaires, est lésée par rapport à d’autres. "Nous ne recevons que trois millions là où une commune voisine reçoit 25 millions en fonds de concours", s’est-il offusqué. Pourtant, grâce à ses relations, Sakal parvient à mettre en place des projets pour compenser ce déséquilibre, a vanté le maire.

Dans le domaine de l’éducation, la commune devrait également bénéficier d’un lycée digne de ce nom. Selon son maire, le ministère de l’Education nationale "s’engage à l’équiper", tout en demandant à la municipalité "de le construire par le biais" du partenariat.

"C’est le contraire qui devrait se passer, sinon ce projet ne sera pas réalisé d’ici 2050", a jugé M. Diagne, notant que malgré cet état de fait, le lycée (un CEM transformé) a été classé deuxième de la région.

Dans le domaine de l’électrification, beaucoup de choses restent à faire et sur un programme ciblant 40 villages, seuls 12 en bénéficient aujourd’hui, a-t-il déploré. Il invite aussi l’Agence française de développement (AFD), qui a déjà donné son accord pour le financement d’un centre de santé, à se manifester.

"Ils avaient demandé un terrain que nous avons libéré mais ils l’avaient jugé pas conforme à leurs exigences, et nous avions délibéré pour un autre, mais depuis on les attend", a-t-il déclaré.

AMD/ASG