Un élu de Rosso-Sénégal met en exergue les bons points de la coopération décentralisée
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SENEGAL-FRANCE-COOPERATION

Un élu de Rosso-Sénégal met en exergue les bons points de la coopération décentralisée

Saint-Louis, 5 juil (APS) - La coopération avec des collectivités locales françaises a permis à Rosso-Sénégal de renforcer les capacités de ses élus et d’engranger d’autres bénéfices qui se sont traduits par l’élargissement de l’assiette fiscale, par exemple, a indiqué Abdou Diagne, adjoint au maire de la commune sénégalaise, située à la frontière avec la Mauritanie.

"Vous savez, dans nos communes, le personnel est généralement peu qualifié mais grâce à la coopération avec ces collectivités locales (françaises), Rosso-Sénégal a pu engranger des bénéfices illustrés par l’élargissement de l’assiette fiscale", a-t-il déclaré.
 
Il intervenait lundi à l’ouverture d’un atelier de capitalisation du Dispositif conjoint d’appui à la coopération décentralisée franco-sénégalaise, une rencontre portant sur la formalisation de l’emploi des femmes et des jeunes.
 
"Rosso est un bon élève de la coopération décentralisée", a insisté M. Diagne, en faisant référence aux relations liant depuis 2016 la commune sénégalaise avec des collectivités locales françaises dans plusieurs domaines comme l’environnement.
 
Il pense que cette expérience pourrait profiter à d’autres collectivités sénégalaises dans le cadre de ce nouveau dispositif.
 
Abou Ahmed Seck, directeur de cabinet du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, estime que "Saint-Louis s’est imposée comme le lieu naturel pour le lancement de ce dispositif à la lecture de son passé d’ancienne capitale du Sénégal et de ses relations avec des communes françaises".
 
Le Dispositif conjoint d’appui à la coopération décentralisée franco-sénégalaise est venu selon lui pour formaliser les relations entre les deux parties, dans un contexte où le Sénégal vient de lancer des initiatives pour l’emploi des femmes et des jeunes via l’initiative "Xeyu ndawyi" (emploi des jeunes) par exemple, qui devrait mobiliser 450 milliards de francs CFA en trois ans.
 
Il note que de plus en plus, les initiatives dans ce domaine sont territorialisées et doivent bénéficier aux populations de l’intérieur du pays.
 
Christine Moro, ambassadeur pour l’action extérieure des collectivités territoriales françaises, a mis en exergue la promotion de l’égalité femme-homme prônée par ce dispositif appuyé par la France.
 
Elle a réitéré l’engagement de son pays à œuvrer au renforcement de la coopération "en prenant en compte cette réalité".
 
En marge de cet atelier de deux jours, la délégation franco-sénégalaise s’est rendue sur le terrain pour constater les avancées du projet de protection côtière de Saint-Louis exécuté à 28 pour cent, selon les responsables des travaux.
 
L’adjointe au maire de Saint-Louis, Aida Mbaye Dieng, a rappelé l’ancienneté de la coopération entre la capitale nord du Sénégal et les villes françaises, estimant que la formalisation de ces liens "ne fera que renforcer" cette perspective.
 
Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF), est également classé patrimoine mondial de l’Unesco.

AMD/BK/ASG