Sénégal : la CEDEAO appelle à la retenue et au respect de la liberté de manifester
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SENEGAL-POLITIQUE-VIOLENCES

Sénégal : la CEDEAO appelle à la retenue et au respect de la liberté de manifester

Dakar, 6 mars (APS) – La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) invite le Sénégal à la ‘’retenue’’ et appelle les autorités du pays à garantir le droit à la liberté de manifester pacifiquement.
 
‘’La Commission de la CEDEAO appelle toutes les parties à la retenue et au calme’’, écrit l’organisation ouest-africaine dans un communiqué reçu samedi à l’APS. 
 
‘’Elle invite les autorités à prendre les mesures nécessaires pour apaiser les tensions et garantir les libertés de manifester pacifiquement, conformément aux lois en vigueur’’, lit-on dans le texte.
 
La Commission de la CEDEAO dit suivre ‘’avec attention l’évolution de la situation au Sénégal et condamne les violences survenues dans plusieurs villes du pays, qui ont entraîné des morts, des blessés et des destructions de biens’’.
 
Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (AHDIS) a également réagi, déplorant ‘’une montée de la violence entraînant des pertes en vies humaines, des pillages d’unités économiques (supermarchés, stations d’essence, institutions financières, etc.) ou la destruction d’infrastructures socioéconomiques de base et de biens privés’’.
 
Dans un communiqué, elle invite les ‘’forces politiques de tous bords’’ à ‘’un débat utile et serein’’, pour ‘’le retour au calme’’.
 
Son président de conseil d’administration, Amacodou Diouf, appelle le gouvernement sénégalais à faire ‘’une lecture sereine de la tension actuelle qui (…) est symptomatique d’une frustration généralisée, d’une jeunesse pauvre et en quête d’un avenir meilleur’’. 
 
Des violences ont éclaté dans plusieurs villes du Sénégal après l’arrestation, mercredi 3 mars, de l’opposant Ousmane Sonko, accusé par une employée d’un salon de beauté et de massage de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’.
 
M. Sonko, député et candidat à l’élection présidentielle de 2019, est également accusé de ‘’trouble à l’ordre public’’ et de ‘’participation à une manifestation non autorisée’’. Inspecteur des impôts et domaines, il a été radié en 2016 de la fonction publique par le président de la République, Macky Sall.

ESF