Parrainage électoral : la plénière a repris après une suspension des travaux
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SENEGAL-POLITIQUE

Parrainage électoral : la plénière a repris après une suspension des travaux

Dakar, 19 avr (APS) – Les travaux consacrés à l’examen du projet de loi sur le parrainage intégral pour les candidatures aux élections ont repris à l’Assemblée nationale après une suspension de 30 mn pour statuer sur le déroulement de la séance plénière, a constaté l’APS.
 

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse a demandé une suspension de séance à la suite d’une situation tendue pour se concerter avec Aymérou Gning, président du groupe Benno Bokk Yakaar, Me Madické Niang, le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie et Aïssatou Mbodji, du groupe des non-alignés.
 
"J’ai demandé la suspension de la séance pour revoir un peu le déroulement de la séance. L’adrénaline était montée à un niveau insupportable et que ces incidents peuvent compromettre la marche de la démocratie", a dit M. Niasse.
 
Les travaux ont repris après cette séance d’explication sur la méthode qui a abouti à un compromis qui donne 3 mn de temps de parole aux députés intervenants au lieu des 5 mn arrêtées dans le réglement intérieur de l’Assemblée nationale.

Des leaders de l’opposition, Malick Gackou du Grand parti et Idrissa Seck de Rewmi ont été arrêtés au centre-ville alors qu’ils étaient en route vers l’Assemblée nationale où se déroule la séance plénière sur le projet de loi portant sur le parrainage intégral rapporte la RFM (radio privée).
 
Le chef du Grand parti (Gp), El Hadj Malick Gackou a été arrêté aux abords du Conseil économique, social et environnemental (CESE) en compagnie de son chef de protocole, selon la même source.
 
Le président du Rewmi, Idrissa Seck qui se rendait à l’Assemblée nationale a été arrêté par les policiers sur l’avenue Cheikh Anta Diop.
 
L’ancien Premier ministre qui venait de quitter son siège a été conduit à la police de la Médina.
 
Le leader du mouvement AGIR, Thierno Bocoum a été également arrêté alors qu’il voulait entrer à l’hémicycle.
 
Des responsables de partis de l’opposition et des segments de la société civile, se disant opposés à cette modification constitutionnelle induisant une modification du code électoral, avaient promis de se mobiliser pour barrer la voie à ce projet de loi.

Une plateforme a ainsi été lancée par 27 partis, mouvements, associations et organisations démocratiques et sociales, qui se disent décidés à faire barrage à ce qu’ils qualifient de "manipulations constitutionnelles et électorales".

SG/ASB/PON