Le manque de dialogue est le problème bissau-guinéen (De Zouza)
APS
GUINEEBISSAU-POLITIQUE

Le manque de dialogue est le problème bissau-guinéen (De Zouza)



Saly-Portudal (Mbour), 16 (APS) – Le manque de dialogue est, aujourd’hui, le problème de la Guinée-Bissau en proie à une "crise politique inquiétante", a estimé, mardi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Marcel Alain de Souza.

‘’Nous sommes allés vivre de très près la situation qui prévaux dans ce pays où nous avons été dans les casernes et avons vu les conditions de vie. Nous avons rencontré, à la fois, le gouvernement, le parlement et le chef de l’Etat’’, a-t-il signalé en marge du Forum régional des parties prenantes du Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).


‘’Ce qui me réjouit, c’est que tout le monde dit : +nous sommes ouverts au dialogue+. Mais, il faudrait qu’il y ait de la franchise, de la sincérité dans les engagements. Et c’est le manque de dialogue qui est aujourd’hui le problème de la Guinée-Bissau’’, a diagnostiqué Marcel Alain de Souza.


 Il a rappelé la nomination, par la CEDEAO, d’un représentant permanent "dont l’objectif est d’écouter et de rapprocher les positions pour qu’on les ramène à la table des négociations, en vue d’une conférence nationale de réconciliation entre toutes les parties, pour que le pays avance’’.


 ‘’En Guinée-Bissau, la pauvreté sévit, les jeunes n’ont pas d’emploi, le délestage sévit, l’industrialisation n’est qu’un maigre mot, alors que c’est un pays qui est composé de 88 îles et qui regorge de potentialités. Mais la gouvernance et le trafic de drogue sévissent avec la consommation de drogue par les jeunes désespérés qui, parfois, deviennent des terroristes’’, s’est alarmé le président de la Commission de la CEDEAO.


Il a profité de l’occasion pour exhorter les parties prenantes du GIABA sur les questions émergentes de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) et les incidences pour les Etats membres, à saisir cette opportunité qu’offre le forum pour se livrer à des analyses plus


affinées, en vue de mettre ‘’progressivement’’ l’espace CEDEAO à l’abri de l’insécurité.


ADE/ASG