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SENEGAL-POLITIQUE

Un acteur de la société civile pour la "révision complète" de la loi sur le parrainage

Dakar, 14 mai (APS) - Le président du Collectif des organisations de la société civile (COSCE), le professeur Babacar Guèye, a plaidé mardi à Dakar pour une révision complète de la loi sur le parrainage, qu’il considère comme l’un des aspects "les plus négatifs" du scrutin présidentiel du 24 février dernier.

"Je crois que la loi sur le parrainage qui fait partie des aspects les plus négatifs de ce processus électoral (…) doit être complétement revue", a-t-il déclaré à l’ouverture d’un atelier d’évaluation de la participation de la société civile sénégalaise au processus électoral du 24 février, à travers le programme "Sunu Election" (Notre élection).
 
Ce programme est une initiative de la société civile sénégalaise soutenue par le gouvernement américain à travers l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID). Il se veut une contribution à la consolidation de la démocratie sénégalaise.
 
Selon Babacar Guèye, dans le cadre de ce programme, il s’agissait pour la société civile de faire en sorte que l’élection soit transparente.
 
Dans cette perspective-là, "nous avons déployé plus de 3000 observateurs sur le terrain, la plupart des bureaux de vote ont été couverts", a-t-il renseigné.
 
Parallèlement, a ajouté M. Gaye, un autre volet du programme qui concernait les magistrats avec l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) a pu réaliser "une performance tout à fait honorable lors de ce scrutin présidentiel’’.
 
Selon le constitutionnaliste Babacar Guèye, les différentes activités de ce programme déroulées tout le long du processus électoral ayant abouti à la réélection du président Macky Sall pour un second mandat, "ont donné des résultats plus que satisfaisants".
 
A l’en croire, les médiations politiques entreprises par la société civile dans un contexte maqué à certains moments par une rupture de dialogue et des divergences sur les règles du jeu électoral, "ont permis à terme d’avoir un processus électoral paisible et pacifique dans sa globalité".
 
"Notre autre ambition était de faire en sorte que le maximum de Sénégalais participent à cette élection, à ce face-à-face entre un président et son peuple. Et à l’arrivée, nous avons obtenu 66,27% de taux de participation", a-t-il relevé.
 
Un taux de participation qu’il juge "très honorable" et "rarement vu au Sénégal", un résultat qui s’explique en partie selon lui par les milliers d’agents déployés sur le terrain par la société civile, dans le cadre de ses campagnes de sensibilisation.
 
S’y ajoute la mise en place d’une "situation room" (poste d’observation) à Dakar, qui a permis de "relever tous les dysfonctionnements en temps réel", mais aussi d’avoir les "premières tendances de cette élection présidentielle très rapidement avant 23 heures", a-t-il indiqué.

MK/BK/ASG