L’UA appelle à reconnaître Barrow
APS
AFRIQUE-POLITIQUE-CRISE

L’UA appelle à reconnaître Barrow "président légitime de la Gambie"

) - L’Union afriité, appelle ses Etats membres et la communauté internationale en géncaine (UA), par l’intermédiaire de son Conseil de paix et de sécuréral, à reconnaître Adama Barrow "comme président légitime de la Gambie".
 
 
Dans un communiqué rendu public vendredi, à l’issue de sa 654ème réunion tenue le même jour à Addis-Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA "félicite" le nouveau président gambien, "pour son accession à la Présidence et demande à tous les Etats membres de l’UA, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté internationale, de reconnaître" Adama Barrow "comme Président légitime de la Gambie". 
 
"Le Conseil exprime la disponibilité de l’UA à travailler en étroite collaboration avec les nouvelles autorités gambiennes, en vue de promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation dans leur pays" et dit attendre "avec intérêt la participation du président Adama Barrow à la 28ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, prévue du 30 au 31 janvier 2017, à Addis Abeba, en Ethiopie", peut-on lire dans le communiqué.
 
Le Conseil "réaffirme ses prises de décisions antérieures sur la situation postélectorale en Gambie", en particulier son comuniqué du 13 avril dernier, par lequel il avait ’’solennellement déclaré le caractère inviolable des résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 en Gambie (…)".
 
Par ce texte, il avait aussi "fermement réaffirmé la politique de tolérance zéro en ce qui concerne les coups d’Etat et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique, et déclaré également, qu’à compter du 19 janvier 2017, le Président sortant Yahya Jammeh, ne sera plus reconnu par l’UA comme Président légitime de la République de Gambie".
 
Adama Barrow, déclaré vainqueur de la présidentielle du 1er décembre dernier par la Commission électorale indépendante gambienne, a prêté serment jeudi dans les locaux de l’ambassade de son pays à Dakar, au Sénégal où il avait été accueilli samedi dernier, à la demande de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
 
Sa victoire est contestée par le président sortant Yahya Jammeh qui refuse de lui transmettre pacifiquement le pouvoir en dépit de médiations et d’injonctions de la CEDEAO qui menace d’envoyer ses troupes le déloger du pouvoir. Il avait jusqu’à vendredi midi pour obtempérer.
 
Dans son communiqué, le Conseil de paix et de sécurité exprime par ailleurs "sa profonde reconnaissance à la CEDEAO pour sa position de principe quant à la situation en Gambie, conformément à la politique de tolérance zéro de l’UA pour les changements inconstitutionnels de gouvernement en Afrique". 
 
"Le Conseil, une fois encore, rend hommage au leadership et à l’engagement" de la présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, présidente en exercice de la CEDEAO, ainsi qu’à ses homologues Muhammadu Buhari (Nigeria), médiateur de la CEDEAO, Ernest Bai Koroma (Sierra Leone) et à l’ancien président John Dramani Mahama du Ghana, co-médiateur, "pour leurs efforts soutenus visant à assurer le transfert pacifique du pouvoir en Gambie". 
 
Dans le même ordre d’idées, lit-on encore, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA "félicite le Président Macky Sall du Sénégal pour sa contribution aux efforts visant à assurer le respect de la volonté du peuple de la Gambie".
 
Il "prend également note avec satisfaction des initiatives prises par les présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie et Alpha Condé de la Guinée, pour la résolution pacifique de la crise postélectorale en Gambie". 
 
Il dit en outre noter "avec préoccupation l’évolution de la situation humanitaire en Gambie et au Sénégal, en particulier les conditions de vie des personnes déplacées internes et des réfugiés", appelant les États membres de l’UA et la communauté internationale à "apporter l’assistance nécessaire aux personnes affectées".
 
 

BK/PON/MS